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La bataille d'Issos (334 av.J.-C) entre Alexandre le Grand et Darius III (mosaïque romaine découverte à Pompéi).

dimanche 7 juin 2015

[CR] Affrontement "sur le papier" entre Midianites et néo-Hittites / DBA.

Dans la courbe d'apprentissage de la règle De Bellis Antiquitatis (DBA), il y a selon moi un passage obligé : l'affrontement de deux armées avec des pions en guise de figurines.

Une armée en papier de néo-hitittes.

En effet, soit on veut tester le potentiel de certaines armées tirées des listes de DBA avant l'achat des figurines "qui vont bien" chez son revendeur habituel, soit on a déjà les figurines mais on ne les a pas encore peintes pour x ou y raisons !

Alors, on redevient un joueur de wargame papier et on utilise des fiches cartonnées quadrillées de couleur (du type fiche bristol) sur lesquelles ont reporte les dimensions des socles en fonction du type d'unités de l'armée choisie en indiquant ses caractéristiques (capacités de mouvement, facteurs de combats, et éventuels bonus de combats).

L'armée de Bédouins : les Midianites.

Ensuite, on s'essaye à des tactiques percutantes et/ou prudentes selon son tempérament et surtout on teste comment "matche" les différents types d'unités entre elles. Par exemple, que ce passe-t-il lorsqu'une unité de char léger (LCh) rencontre une unité de Chameaux (Cm) ?Précisons de suite que le chameau d'Arabie n'a qu'une bosse et celui d'Afrique en a deux ! Ici il s'agit de bédouin Midianite de la péninsule Arabique, donc : une bosse !

La mise en place des armée.

Cette méthode à l'avantage de favoriser la mémorisation des facteurs de combats des unités et de vite repérer quelles tactiques de base utiliser avec quels types d'unités ! enfin surtout celles à ne surtout pas utiliser, du genre lancer des Psiloïs (Ps) contre des chars lourds (HCh) ou des lames (Bd). 

L’intérêt aussi de ses rencontres de "papiers" est d'essayer de comprendre comment fonctionne le positionnement des éléments de terrains et leurs avantages et inconvénients pour le déplacement et le combats des différents types d'unités. 

Bref, dans mon cas, partant de zéro (ou presque !) en matière de jeu avec figurines, je trouve que jouer avec du papier en solo dans un premier temps permet de vite progresser dans l’apprentissage des règles et de tester quelques tactiques de base sans se prendre des raclées mémorables (du type élimination de 4 plaquettes en 15 minutes.... ça peut faire mal quand même...). 

Les combats vont bientôt avoir lieu !

Le gros inconvénient est que visuellement ce n'est pas du tout "qualitatif", mais alors pas du tout (là je préfère un bon petit wargame avec classiquement des pions et des hexagones !). Il est quand même difficile de repérer visuellement "qui est qui" avec des socles en bristol et je ne parle même pas de leur manipulation. 

Alors, afin de vite progresser dans cette règle et de devenir un adversaire crédible et intéressant à jouer pour mes partenaires très expérimentés du club, je me dois d'apprendre rapidement les différents points essentiels de la règle et de vite appréhender quels sont les grosses erreurs à éviter (mais aussi de peindre mes armées bien évidement).


Les chameaux sont repoussés par les chars Hitittes.


Alors, comment c'est terminé cet affrontement entre l'armée Midianite (I-6b) et l'armée néo-hittite (I-31b) du livre 1 des listes d'armée, sur un terrain arable en feutrine vert ? (merci les tapis de jeu de cartes réversibles et des éléments de terrain dans la même matière).


Les spilois Hittites attaque les auxiliaires Bédouins.

Les chars Hittites ont détruit la lignes de chameaux des bédouins.

Et bien la victoire des hittites a été assez nettes : 4 unités Bédouines éliminées contre 2 pour les hittites. Je commence à comprendre que le positionnement initial des unités est primordial car un mauvais placement est difficilement rattrapable sans un jet de dés de PIP important. Un tirage de 1 est il n'y a plus qu'à croiser les doigts et espérer que son adversaire n'aura pas plus d'unités à bouger à son tour.

La situation finale : victoire des hittites en blanc
(en rouge les terrains labourés et marron une colline légère)


Les unités éliminées : 4 pour les bédouins et 2 pour les hittites.

Voilà donc un petit débrief d'une confrontation de deux armées en papier ! Je possède les armées en figurines en plomb. Il ne me reste plus qu'à les peindre, surtout les néo-hittites et les jouer au club ! Bref, quand je disposerais des deux armées peintes, je vais les jouer le plus possible afin de retenir les facteurs de combats et DRM !

Dans un prochain post, je montrerais mes Midianites en peintures avec leur couleur pour l'été... A suivre. 

lundi 1 juin 2015

Fête mondiale du jeu à Saint Jean de Braye du 30 mai 2015 : de le debrief !

Le week-end dernier (le 30/05/2015) j'ai participé à la fête mondiale du jeu qui se déroulé dans le parc du château des Longues Allées de Saint Jean de Braye (dans le Loiret). J'ai passé mon après midi dans le barnum du l'association Orléans Wargame,s à laquelle j’appartiens, à tester des jeux et animer des parties de De Bellis Antiquitatis.





J'ai tout d'abord testé avec Ghost un jeu de "figs" qui se passe dans le far west à l'époque des attaques de diligences, des règlements de comptes entre cowboys et des duels à couteaux tirés (et là vous entendez normalement la petite musique du film "il était une fois dans l'ouest" joué à l'harmonica ....hé hé vous l'entendez là...).

Le décors est planté.


Les personnages sont en place.
Ghost m'a gentiment initié au jeu Dead Man's Hand du Studio Tomahawk, dont je possède seulement les règles en français pour l'instant. J'attendais depuis quelques mois l'occasion de l'essayer et je n'ai vraiment pas été déçu. Les règles sont simples mais pas simplistes et le jeu de cartes permet la survenue de plein de rebondissement a priori.

Duel au soleil !
Nous avons joué cette partie de découverte assez rapidement et j'ai été positivement étonné de ne pas voir le temps passer. Certes j'ai perdu mais c'est fun et les figurines, les décors et la mise en place du scénario mettent complétement dans l'ambiance. C'est comme les films de western de "la dernière séances du mardi soir" avec M. Eddy (souvenirs, souvenirs !). C'est décidé, je vais me prendre un set de personnage à peindre.

Nous sommes passé ensuite à une initiation du système SAGA du Studio Tomahawk avec toujours Ghost en MJ (Maître du Jeu).

La table de jeu Saga et le livret de règles.

De magnifique chevaliers Anglo-Danois (je crois ?)

Les combats ont eu lieu et des marqueurs de fatigue
sont posés à coté des combattants.

Le chef et ses soldats et les décors hyper soignés de Ghost !

De non moins magnifiques soldats peint par Ghost (ça claque !)
Nous avons joué quelques tours et j'ai pu comprendre la philosophie de ce jeu qui est plus complexe que le précédent (mais rien d'insurmontable non plus). J'ai apprécié de jouer des figurines en 28 mm dans une thématique historique : ici un affrontement entre Anglo-Danois et des Normands ! 

J'ai bien aimé le jeu de dé spéciaux permettant de déterminer les actions disponibles sur un tableau ad hoc. J'ai bien apprécié le système de la fatigue et des bonus liés aux marqueurs associés. Par contre j'ai eu plus de mal avec les jets de dés classiques (D6) pour connaitre le nombre de touches puis les sauvegardes (il faut connaitre les caractéristiques de ces soldats). Il est par contre très important de connaitre le tableau des capacités d'actions des armées pour apprécier le jeu des dés spéciaux. Bref, une demie partie n'est pas suffisante pour apprécier la substantifique moelle de ce jeu... Une autre démonstration à Orléans Wargames s'impose...N'est-ce pas Ghost !


J'ai ensuite assuré des démonstrations du jeu de figurines historiques De Bellis Antiquitatis de Phil Barker et Sue Laflin-Barker dans sa 3e version sortie fin 2014. Bertrand avait installé deux aires de jeu et apporter plusieurs magnifiques armées pour initier de nouveaux joueurs. J'ai donc essayé d'apprendre sommairement la règle à des jeunes et moins jeunes joueurs (n'est-ce pas Daniel !).

Les armées se font face, le combat approche !

Les très belles armées de Bertrand.

Les deux aires de jeu et au premier plan mes figurines dans la boîte,
mais j'en reparlerais dans un nouveau post !

La fameuse rivières qui ma posé des problèmes pour la passer sans encombre.
J'ai donc initié Daniel, un collègue de très longue date, à DBA et outre le fait qu'il m'a facilement dominé avec les hoplites, je pense qu'il a accroché à la règle et à la philosophie du jeu avec figurines à peindre avec nos petites mains.

J'ai ensuite joué plusieurs parties avec un jeune joueur qui a beaucoup apprécié cette démonstration, moi aussi du reste (car on se refait pas, la transmission du savoir, aussi minime soit-il, est toujours super plaisant pour moi !).

J'ai eu l'occasion de croiser le fer aussi avec Bertrand et discuter peinture avec Moffom (et de l'encrage des figurines en particulier). Sinon, le stand de l'association était particulièrement fourni de démonstrations et d'expositions.

Une table de jeu présenté par l'asso.

Des figurines époque futuriste / fantastique (du 40K ?).

L'atelier peinture avec Catz et Sakartoune qui n'a jamais désempli
(et ce jusqu'à la fermeture)

L'interview de Sandchaser par "France 3 St jean de Braye"
qui explique comment jouer du piano debout ;-)
)

Alors en conclusion, ma première participation à ce festival du jeu de Saint de braye a été une très bonne expérience pour moi et m'a permis de tester de nouveaux jeux que je n'avais pas pu essayer à l'association pour l'instant. J'ai eu un véritable coup de cœur pour DMH et bien apprécié à nouveau DBA (sans surprise). 

Donc, à renouveler l'année prochaine et d'ici là à Orléans joue en septembre !

 

mercredi 20 mai 2015

[Lecture] Napoléon, Les grands moments d'un destin (Jean TULARD).


A l’occasion de ma pratique de wargames portant sur le 1er empire, et notamment la série Jours de gloire, il m’est apparu nécessaire de me remettre en mémoire l’épopée Napoléonienne. Et la lecture d’un livre de Jean TULARD est semble-t-il une bonne source d’information. Donc j’ai récemment lu une réédition du livre “Napoléon, les grands moments d’un destin” de 623 pages paru aux éditions Pluriel (d’août 2014).




Tout d’abord, ce livre n’est pas une biographie de l'empereur mais un enchaînement de 50 chapitres qui retracent en plus de 600 pages autant de moments de la vie de Napoléon Bonaparte où “l’histoire semble avoir hésité”. Certains événements sont connus et Jean Tulard leur donnent un nouvel éclairage, d’autres le sont moins et mis ici en lumière.

“Quel roman que ma vie” aurait dit Napoléon a Saint Hélène au crépuscule de sa vie, effectivement cette vie n’est absolument pas ordinaire et mais tout à fait étonnante. À diverses occasions, en fonction des choix de Napoléon où de la divine providence, l'histoire a balbutiée et pris soit un cours heureux avec un enchaînement de batailles victorieuses (pendant les 3/4 de son règne) soit un cours tragique aboutissant à la déportation de l’empereur vers une île lointaine dans l’atlantique sud en 1815.

L’auteur passe donc en revu divers épisodes de sa vie et explique les ressorts de certaines décisions touchant sa vie personnelle (sa relation avec Julie Clary, puis Joséphine de Beauharnais et enfin Marie-Louise d’Autriche pour “les officielles”), sa vie publique d’homme politique et militaire.

Sans rentrer dans le détail des 50 chapitres tout à fait intéressants, ce livre est une bonne introduction pour qui veut connaître les grands moments de la vie de Napoléon et les raisons de certaines décisions. Il semble de l'empereur avait le souci de tout maîtriser pour aboutir à ses fins. Jean Tulard explique que son règne s’est terminé en 1815, car Napoléon n’avait plus le soutien des Français, las de la guerre et surtout il n’avait pas réussi à pérenniser son régime car celui-ci était par trop dépendant de ses victoires militaires.

Bref, j'ai apprécié cette lecture qui malgré plus de 600 pages, se lit rapidement (l'épopée napoléonienne est pour moi passionnante !). Cependant, j’ai trouvé que certains chapitres étaient rapidement abordés et manquaient un peu de mise en perspective par rapport au contexte politique et économiques européen de l’époque. Il convient en effet d’avoir en mémoire l’histoire européenne pendant le consulat et le 1er empire pour comprendre les choix de Napoléon (ce que Jean Tulard présuppose sans doute !).

Comme j'ai globalement apprécié cette lecture, je me suis procuré “Napoléon, chef de guerre” du même auteur en espérant avoir un traitement plus précis de l'aspect militaire de sa vie (afin de mieux comprendre les choix de conception des auteurs de wargames napoléoniens).

dimanche 10 mai 2015

[Lecture] Robert E. LEE, la légende sudiste.

Je viens de terminer la lecture d'une très intéressante biographie de Robet E. LEE de Vincent Bernard aux éditions PERRIN (Août 2014) et elle mérite selon moi l'attention de passionnés d'histoire et/ou de pratiquant de wargame sur la guerre de sécession.




En résumé, j'ai dévoré ce livre en quelques jours tellement j'ai été absorbé par cette biographie du plus grand général sudiste de la guerre de Sécession. 

Tout au long des 450 pages du livre plusieurs pans de la vie de Robert Edward Lee (1807-1870) son dévoilés ses origines Virginiennes et sa relation à son père un héro de l'indépendance Américaine, sa vie d'ingénieur militaire "wespointer". On découvre aussi sa participation à la guerre du Méxique (1846-1847) dans laquelle il se révèle meneur un d'hommes lors des batailles de Vera Cruz, Cerro Gordo et de la prise de Mexico. Il en gagne une promotion et de nombreuses citations. 

A la suite de cette guerre du Mexique, il retourne à la vie ordinaire de militaire ingénieur qui le conduira à mener une vie de garnisons à travers le pays sans trop d'espoirs de promotions. On y apprend sa relation de plus en plus importante à Dieu et l’importance des liens avec ses enfants et son épouse. 

Le déclenchement de la guerre de sécession en 1861 et pour lui un déchirement et il lui faut choisir son camp. Il aurait pu épouser la cause de l'union mais son attachement à la Virginie et son positionnement ambiguë par rapport à la question de l’institution particulière le conduisent à choisir la cause sudiste.

Sa carrière de général lors de la guerre de sécession n'est pas linéaire et est parsemée de revers initiaux puis de succès. Il souhaitait obtenir le commandement d'une armée afin de montrer sa valeur au combat mais lors de la campagne de Virginie-occidentale de 1861, il n'a pas connu le succès attendu et à du retraiter.

Puis il va reprendre du service après quelques mois de disgrâce à l'arrière du front, laissant à "Stonewall" Jackson le soin d'accaparer la lumière du héro sudiste. Il sera ainsi le grand réorganisateur de l'armée suddiste à Richmond et lors de l'invasion des nordistes en territoire virginien, il gagnera la bataille des 7 jours désserant l'étrainte sur la capital du Sud.

S'en suivront toute une série de victoires contre les forces de divers généraux nordistes McClellan, Pope, Burnside, mais aussi de défaites contre Meade et Grant in fine. Ainsi, sont racontés avec force détails notamment les batailles de ChancellorVille, Antietam, Manassas, Fredericksburg, Gettysburg, Richmond et la fin à Appomatox. Bref, sans rentrer dans le détail, on découvre un général soucieux et proche de ses hommes mais dur pour la disciplines. Il réussira aussi avec l'appui de subordonnés Jackson, Ewel, Longstreet, Stuard etc.. à contenir les forces nordistes sans toute fois obtenir la victoire décisive qui aurait pu mener le sud à gagner son indépendance. On découvre au travers du livre que "Mars" Lee au fur et à mesure du déroulement de la guerre n'est pas tant attaché à la défense de l'institution particulière que de celle de sa chère Virgine.

Le fin est connue à Appomatox avec la signature de la réddition de l'armée sudiste par Robert E. LEE. Le général GRANT son plus grand adversaire est présent et dés cet acte essayera de réconcilier le sud avec le nord et sera aidé en cela par Lee qui ne cherchera pas à glorifier ou entretenir la légende suddiste. 

La fin de la vie de Robert E. Lee est consacré à l'éducation avec un poste de directeur du Washington College de Lexington en Virginie. LEE est fatigué et sa santé décline rapidement. Il effectuera un voyage "de repos" triomphale dans le sud avant de s'éteindre à son retour à Lexington en 1870 à l'age de 63 ans.

J'ai donc beaucoup apprécié ce livre de Vincent Bernard qui m'a permis de mieux connaitre la vie du général sudiste qui hormis la période de la guerre de sécession m'était totalement inconnue.

Je recommande vivement la lecture de ce livre pour apprécier d'autant plus les wargames sur la guerre de sécession.... tiens, cela m'a donné envie de refaire une partie de la bataille de guettysburg !

vendredi 1 mai 2015

[CR] A la charge, la bataille de Lyndanise 1219

J'apprécie particulièrement le système "A la charge" de Florent Coupeau aussi après avoir joué un scénario des rois francs  (Vae Victis n°100 : La bataille Montfaucon-en-Argonne) avec Benoit, j'ai eu envie de rejouer en solitaire la bataille de Lyndanise en 1219 qui opposa les Danois et les Estoniens à Lyndanise (aujourd'hui Taline en Estonie).

Cette confrontation se caractérise par le fait que les unités danoises sont au campement (cf. les cercles rouges sur la photo ci-dessous) et donc sur leur face désorganisée au début de la bataille. Les unités estoniennes ayant débarquées vont essayer de prendre par surprise les Danois pour les anéantir. Les seuils d'armée sont de 20 pour les Danois et de 16 pour les Estoniens.


Le positionnement des unités au départ de la bataille.
Les danois (cercles rouges) sont entourés d'estoniens (cercles bleus).

Tour 1 : 

Le bilan de la phase estonienne : 4 attaques sur 6 réussies et 4 pions éliminés pour 6 points de force (PF) perdus. Il s'agit de résultats très encourageant pour les Estoniens qui ont bien profité de l'initiative et du fait que les Danois étaient au campement en train de se reposer !  Ci-dessous les positions après l'attaque initiale Estonienne.


Les résultats des combats à la fin de la phase de jeu des estoniens.
La phase danoise :
Tout d'abord, j'effectue un test de réorganisation afin de savoir si des unités peuvent être retournées sur leur face "pleine puissance". Le résultat est décevant, 2 unités (cav. All S. et piéton All. L.) sont retournés sur 6 possibles (33% de réussite). Puis les Danois passent à l'offensive en chargeant lorsque cela est possible (bonus de +2 en PF) en se rapprochant des unités estoniennes les plus faibles. Ci-dessous l'état des mouvements danois et des résultats des combats.

Le détail des mouvements danois.
A noter 2 charges de cavaleries danoises à +2 points de force.
Bilan du 1er tour : 1 unité estonienne éliminée contre 4 danoises ! Au sud les Estoniens sont plutôt en force (mais PF = 7/7) à la différence du nord (PF = 5/3 pour les Danois). C'est un bon début pour les Estoniens à condition que les unités danoises non réorganisées le restent et qu'il ne reste pas un chef danois dans les deux pions "leurre" non retournés !


Tour 2

Ci-dessous les mouvement estoniens ont eu lieu, les combats vont s'engager.
Les combats entre Danois et Estoniens.


Bilan de la phase pour les Estoniens :
- 5 éliminations supplémentaires,
- 5 unités estoniennes entourent l'unité de cavalerie All. S en 908,
- le camp du Prince Eugène est solidement détenu par les estoniens (en 505),
- le camp de l’évêque de Lünd est investi par une unité estonienne mais il reste deux unités danoises,
- le camp Valdemaa, les danois sont en supériorité.


Phase Danoise :
- Test de réorganisation des unités non encore retournées : normalement réorganisation sur un D6 = 3,4 et 5. Hors, les unités à tester sont toutes au contact d'unités estoniennes, elles sont donc automatiquement retournées,
- PF perdu par les Danois = 18, le Dannebrog tombe du ciel sur la cavalerie danoise.
- 3 combats s'engagent contre les estoniens leur entrainant 2 pas de perte et un recul.
Le mouvement des unités danoises et les combats en préparation.
A noter que le drapeau Danois (le Dannebrog) est tombé du ciel et
va permettre d'ajouter un point de force aux unités adjacentes.
Bilan du 2e tour : l'arrivée du Dannebrog (futur drapeau du Danemark) permet d'inverser la tendance et aux danois de reprendre espoir ! Cependant le nombre d'unités danoises perdues est de 9 contre 2 pour les estoniens.


Le détail des pertes danoises : 18 points de force,
Mais un seul cavalier !

Tour 3 :

Les estoniens reprennent les combats contre les danois en divers points de la carte.

Le bilan est édifiant : un gros raté des attaques estoniennes (deux 6 aux dés ont été tirés entrainant 2 pertes estonienne) ! Ci-dessous la situation avant les combats.
 
Les 3 attaques estoniennes : Ratées

Les Danois attaquent les estoniens en profitant des éléments de cavaleries chargeant et du Dannebrog qui bonifie les attaquent et les tests de moral. Le bilan  : 2 éliminations d'unités estoniennes et un recul. Ci-dessous les combats danois.
 
Les attaques Danoises

Bilan à la fin du 3e tour : 
Le rapport des pertes est en faveur des estoniens : 18 PF perdus pour les danois contre 7 aux estoniens. On observe 2 fronts : autour du camp de Valdemar II (Danois : 13 PF / 14 estoniens) et au niveau des camps des Prince Rügen et de l'Eveque de Lünd (11 PF Danois contre 3 PF estoniens).


Tour 4 : 


Les estoniens attaquent en deux points les danois pour deux ratés !
Les danois lancent 4 attaquent et obtiennent 1 élimination et 2 pertes estoniennes.
Ci-dessous les combats des unités danoises.

Attaques danois au 4e tour.


Le bilan du 4e tour : les danois sont dans de meilleurs positions et ont infligé des pertes aux estoniens sans en subir en retour.

Tour 5 : 

Ci-dessous les positions au départ du 5e et dernier tour.



Les estoniens lancent 2 attaques et infligent un pas de perte aux danois.
Les danois ont pour objectif de causer un maximum de pertes (7 PF au minimum) pour obtenir un match nul. Ils attaquent les unités esseulées estoniennes en 5 points et obtiennent 2 éliminations et 1 pas de perte pour les unités estoniennes. Ci-dessous les positions finales à la fin du jeu.

Les positions finales à la fin du 5e tour.


Vérification des conditions de victoire :
Les pertes danoises s’élèvent à 18 PF sur un seuil d'armée de 20.
Les pertes estoniennes sont de 14 PF sur un seuil d'armée de 16.
Il n'y a pas de victoire majeure pour l'un ou l'autre camp alors on vérifie les conditions de victoire du scénario qui donne une victoire mineure danoise.

Gros plan sur les unités danoises du camp de Valdémar II.


Conclusion :

La partie a été pleine de rebondissements. Les attaquent estoniennes des deux premiers tours ont été dévastatrices (en profitant de la désorganisations des unités danoises). Mais l'arrivée du Dannebrog et la révelation du pion "leurre" Valdemar II (bonus +1 et +1 PF) a renversé la tendance et enrayé les éliminations d'unités danoises. Il a manqué une élimination supplémentaire d'une unité estonienne pour que les danois obtiennent une victoire majeure à la fin du 5e tour. Le suspence a été présent jusqu'à la fin de la partie et jusqu'au dernier jet de dé.

Le scénario est très équilibré finalement et très plaisant à jouer. Le résultat de la partie est conforme au déroulement historique : les danois ont résisté aux estoniens, le dannebrog est tombé du ciel. Mais les danois sont en situation précaire, ils dominent le champ de bataille mais ont subi de lourdes pertes... Pourront-ils tenir plus longtemps ? Cela est une autre histoire.


lundi 27 avril 2015

[CR] DBA - Midianite contre Nouveau Royaume d'Egypte.

Toujours aussi intéressé par la règle DBA, je me suis rendu au club afin de disputer une partie avec Moffom qui m'a gentiment prêté une armée Egyptienne. Nous avons choisi un affrontement historique entre l'armée Midianite et celle du royaume d’Égypte (dans une période comprise en 1543 et 1200 Av. Jc). 

Les références et compositions des armées : 
I-22a pour mes Egyptiens (1 x LCh du général, 3 x LCh, 3 x 3Bd, 4 x 4 Bw et 1 x Ps),
I-6b pour les Midianites de Moffom (1 x Cm du général, 4 x Cm, 4 x 3Ax et 3x Ps).


Le char léger du Roi Pharaon !
Une très belle mise en peinture de Moffom


En résumé, la composition des unités des deux armées fait s'opposer majoritairement des Chameaux et des auxiliaires pour les Midianites et des chars légers, des Blades (lames) et des Bows (archers) pour les Égyptiens.

Nous avons déterminé aléatoirement qui serait l'attaquant : les Egyptiens (donc moi-même) et le défenseur : Moffom, qui a disposé les éléments difficiles et accidentés sur la surface de jeu.

Les Egyptiens et leurs chars sont en bas
et les Midianites avec leurs chameaux en haut


Mon plan était assez simple, ne connaissant pas trop les points forts et faibles de l'armée de Moffom, j'ai décidé de charger les chameaux Midianites histoire de tester leur résistance. Et bien, le résultat de ce choc ne s'est pas fait attendre : un char du roi Pharaon éliminé (sur un résultat au double). Cela fait mal d'entrée de jeu !

Gros plan sur les unités de l'aile droite Midianite : des chameaux et des Psilois.


Le terrain de bataille qu'avait choisi Moffom m'avait naturellement poussé vers une charge des chars vers les chameaux et des résultats au double font très mal pour des chars légers : c'est l'élimination automatique. Bon on se refait pas, j'ai naturellement tendance à foncer pour attaquer dans un premier temps ....pour défendre ensuite afin d'éviter l'élimination de mes unités restantes. 

L'expérience et la connaissance des forces et faiblesses des différentes unités des armées me fait défaut pour l'instant. Mais cela va venir avec la multiplication des parties, enfin c'est ce j'espère.

Les positions après ma charge ratée de mes chars légers.


A mon tour, j'ai relancé mes chars sur les unités de chameaux Midianites pour essayer d'emporter la décision.

Vue d'un char léger Égyptien fonçant sur les chameaux de Moffom !

Je me suis ensuite concentré sur les auxiliaires de l'aile gauche de l'armée Midianite, où les rapports de force étaient d'avantage de mon coté. Et cela a commencé à payer dans un premier temps, j'ai réussi à éliminer 3 unités d’Auxiliaires à Moffom.

Les lames Égyptiennes vont affronter les psilois Midianites.


Nous étions la situation d'une égalité parfaite : 3 unités éliminés de chaque coté. Et le sort de la partie s'est jouée sur une dernière charge des chars légers du roi Pharaon sur les chameaux Midianites. 

Un résultat au double de Moffon a éliminé ma quatrième unité scellant le destin de cette confrontation. Les Égyptiens défaits ont fui le champs de bataille pour penser leur plais (d'Egypte ...!).

Photo de la fin de la partie : les archers Midianites avance sur mon aile droite.


Le bilan de cette partie tient en quelques mots : une super partie très agréable avec Moffom qui m'a prodigué des conseils stratégiques pour mes prochaines parties. Ainsi, mes archers qui pouvaient tirer à 12 cm ne sont pas intervenu de mon coté (je les ai laissé un peu de coté). J'ai compris grâce à mon partenaire l'utilisation que j'aurais pu en faire (ce n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd, enfin presque ... !!!).

Sinon, je remercie grandement Moffom d'avoir pris du temps pour me distiller des suggestions de techniques de peinture et de soclage, de choix d'armée etc... Rien ne vaut les conseils d'un joueurs expérimenté.

Bref, tout ceci m'a encore plus donné envie de peindre rapidement mon armée néo-hittite (I-31b) pour la tester sur les champs de bataille dans quelques temps au club.... mais cela est une autre histoire qui je ne manquerais pas de relater.

dimanche 19 avril 2015

Une ancyclopédie illustrée des uniformes du monde romain.

Depuis quelques temps, je m’intéresse aux jeux avec figurines et la sortie récente des règles de De Bellis Antiquitatis 3.0 m'a poussé à m’intéresser aux armées antiques et romaines en particulier.

Alors, au gré de mes recherches j'ai trouvé une encyclopédie illustrée de plus de 600 images des armées romaines et de leurs ennemies. Elle couvre aussi les armes, l'artillerie, les bateaux, les engins de sièges et les fortifications. C'est une mine d'information  (en langue anglaise).


Une encyclopédie illustrée de 256 pages en anglais.

Il s'agit un très beau livre de format légèrement plus grand que du A4, publié aux éditions LORENZ BOOKS en octobre 2012. 

L'auteur est Kevin F. KILLEY (Un officier d'artillerie retraité du corps des Marines des USA. Il est diplômé de West Point et il possède un master d'histoire de l'université militaire de Norwich). Il est assisté d'un consultant : Jeremy Black MBE (Il s'agit d'un historien et professeur d'histoire à l'université d'Exeter, il est Membre de l'Ordre de l'Empire Britannique). 

Alors que trouve-t-on dans ce livre : de fantastiques illustrations, très réelles dans l'attitude des personnages et des uniformes dessinés. Elles sont issues de "The Bridgeman Art Library" (Avec des images de plus de 8000 collections et plus de 30 000 artistes, la Bridgeman Art Library représente les musées internationaux, les galeries et les artistes en fournissant une source centrale des beaux-arts pour les utilisateurs d'images).

Le livre ce découpe en 6 parties couvrant :
  • La gloire qui était Rome : un rappel de l'histoire de Rome,
  • La république romaine : 753-146 av.J.-C.,
  • Rome au sommet de sa puissance 146 av.J.-C - 235 ap.J.-C.
  • Le déclin et la chute de l'ouest 235-476 ap.J.-C.
  • Les romains de l'est 474-1453 ap.J.-C.
  • L'artillerie, les fortifications et la marine romaine 753 av.J.-C.- 1453 ap.J.-C.
On trouve également en fin d'ouvrage un glossaire et un index.

Quelques images issues de l’encyclopédie illustré :

Un panel de l'évolution des tuniques des soldats romains.


Différents boucliers et lances romaines.



Les ennemies de Rome à l'est de l'empire



Un éléphant de guerre carthaginois (vers 220 av. J.-C)
Voilà donc une magnifique encyclopédie illustrée source d'inspiration pour une armée romaine pour DBA 3.0. Avec de telles illustrations, il n'y a pas plus d'hésitation et d'excuse à jouer antique avec de très belles figurines...

Alors, le prix, me direz-vous ! et bien moins de 30 euros sur amazon : un rapport qualité/prix pour moi imbattable. Dans le même genre, il y a les livrets thématiques OSPREY.

Dans la même collection ont été publiées des encyclopédies sur les uniformes de la 1ere guerre mondiale, du 19e siècle, de la révolution américaine, et des guerres napoléoniennes.

Maintenant,  il ne me reste plus qu'à me constituer une petite armée Romaine pour De Bellis Antiquitatis 3.0