WarToGame

WarToGame
La bataille d'Issos (334 av.J.-C) entre Alexandre le Grand et Darius III (mosaïque romaine découverte à Pompéi).

lundi 27 avril 2015

[CR] DBA - Midianite contre Nouveau Royaume d'Egypte.

Toujours aussi intéressé par la règle DBA, je me suis rendu au club afin de disputer une partie avec Moffom qui m'a gentiment prêté une armée Egyptienne. Nous avons choisi un affrontement historique entre l'armée Midianite et celle du royaume d’Égypte (dans une période comprise en 1543 et 1200 Av. Jc). 

Les références et compositions des armées : 
I-22a pour mes Egyptiens (1 x LCh du général, 3 x LCh, 3 x 3Bd, 4 x 4 Bw et 1 x Ps),
I-6b pour les Midianites de Moffom (1 x Cm du général, 4 x Cm, 4 x 3Ax et 3x Ps).


Le char léger du Roi Pharaon !
Une très belle mise en peinture de Moffom


En résumé, la composition des unités des deux armées fait s'opposer majoritairement des Chameaux et des auxiliaires pour les Midianites et des chars légers, des Blades (lames) et des Bows (archers) pour les Égyptiens.

Nous avons déterminé aléatoirement qui serait l'attaquant : les Egyptiens (donc moi-même) et le défenseur : Moffom, qui a disposé les éléments difficiles et accidentés sur la surface de jeu.

Les Egyptiens et leurs chars sont en bas
et les Midianites avec leurs chameaux en haut


Mon plan était assez simple, ne connaissant pas trop les points forts et faibles de l'armée de Moffom, j'ai décidé de charger les chameaux Midianites histoire de tester leur résistance. Et bien, le résultat de ce choc ne s'est pas fait attendre : un char du roi Pharaon éliminé (sur un résultat au double). Cela fait mal d'entrée de jeu !

Gros plan sur les unités de l'aile droite Midianite : des chameaux et des Psilois.


Le terrain de bataille qu'avait choisi Moffom m'avait naturellement poussé vers une charge des chars vers les chameaux et des résultats au double font très mal pour des chars légers : c'est l'élimination automatique. Bon on se refait pas, j'ai naturellement tendance à foncer pour attaquer dans un premier temps ....pour défendre ensuite afin d'éviter l'élimination de mes unités restantes. 

L'expérience et la connaissance des forces et faiblesses des différentes unités des armées me fait défaut pour l'instant. Mais cela va venir avec la multiplication des parties, enfin c'est ce j'espère.

Les positions après ma charge ratée de mes chars légers.


A mon tour, j'ai relancé mes chars sur les unités de chameaux Midianites pour essayer d'emporter la décision.

Vue d'un char léger Égyptien fonçant sur les chameaux de Moffom !

Je me suis ensuite concentré sur les auxiliaires de l'aile gauche de l'armée Midianite, où les rapports de force étaient d'avantage de mon coté. Et cela a commencé à payer dans un premier temps, j'ai réussi à éliminer 3 unités d’Auxiliaires à Moffom.

Les lames Égyptiennes vont affronter les psilois Midianites.


Nous étions la situation d'une égalité parfaite : 3 unités éliminés de chaque coté. Et le sort de la partie s'est jouée sur une dernière charge des chars légers du roi Pharaon sur les chameaux Midianites. 

Un résultat au double de Moffon a éliminé ma quatrième unité scellant le destin de cette confrontation. Les Égyptiens défaits ont fui le champs de bataille pour penser leur plais (d'Egypte ...!).

Photo de la fin de la partie : les archers Midianites avance sur mon aile droite.


Le bilan de cette partie tient en quelques mots : une super partie très agréable avec Moffom qui m'a prodigué des conseils stratégiques pour mes prochaines parties. Ainsi, mes archers qui pouvaient tirer à 12 cm ne sont pas intervenu de mon coté (je les ai laissé un peu de coté). J'ai compris grâce à mon partenaire l'utilisation que j'aurais pu en faire (ce n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd, enfin presque ... !!!).

Sinon, je remercie grandement Moffom d'avoir pris du temps pour me distiller des suggestions de techniques de peinture et de soclage, de choix d'armée etc... Rien ne vaut les conseils d'un joueurs expérimenté.

Bref, tout ceci m'a encore plus donné envie de peindre rapidement mon armée néo-hittite (I-31b) pour la tester sur les champs de bataille dans quelques temps au club.... mais cela est une autre histoire qui je ne manquerais pas de relater.

dimanche 19 avril 2015

Une ancyclopédie illustrée des uniformes du monde romain.

Depuis quelques temps, je m’intéresse aux jeux avec figurines et la sortie récente des règles de De Bellis Antiquitatis 3.0 m'a poussé à m’intéresser aux armées antiques et romaines en particulier.

Alors, au gré de mes recherches j'ai trouvé une encyclopédie illustrée de plus de 600 images des armées romaines et de leurs ennemies. Elle couvre aussi les armes, l'artillerie, les bateaux, les engins de sièges et les fortifications. C'est une mine d'information  (en langue anglaise).


Une encyclopédie illustrée de 256 pages en anglais.

Il s'agit un très beau livre de format légèrement plus grand que du A4, publié aux éditions LORENZ BOOKS en octobre 2012. 

L'auteur est Kevin F. KILLEY (Un officier d'artillerie retraité du corps des Marines des USA. Il est diplômé de West Point et il possède un master d'histoire de l'université militaire de Norwich). Il est assisté d'un consultant : Jeremy Black MBE (Il s'agit d'un historien et professeur d'histoire à l'université d'Exeter, il est Membre de l'Ordre de l'Empire Britannique). 

Alors que trouve-t-on dans ce livre : de fantastiques illustrations, très réelles dans l'attitude des personnages et des uniformes dessinés. Elles sont issues de "The Bridgeman Art Library" (Avec des images de plus de 8000 collections et plus de 30 000 artistes, la Bridgeman Art Library représente les musées internationaux, les galeries et les artistes en fournissant une source centrale des beaux-arts pour les utilisateurs d'images).

Le livre ce découpe en 6 parties couvrant :
  • La gloire qui était Rome : un rappel de l'histoire de Rome,
  • La république romaine : 753-146 av.J.-C.,
  • Rome au sommet de sa puissance 146 av.J.-C - 235 ap.J.-C.
  • Le déclin et la chute de l'ouest 235-476 ap.J.-C.
  • Les romains de l'est 474-1453 ap.J.-C.
  • L'artillerie, les fortifications et la marine romaine 753 av.J.-C.- 1453 ap.J.-C.
On trouve également en fin d'ouvrage un glossaire et un index.

Quelques images issues de l’encyclopédie illustré :

Un panel de l'évolution des tuniques des soldats romains.


Différents boucliers et lances romaines.



Les ennemies de Rome à l'est de l'empire



Un éléphant de guerre carthaginois (vers 220 av. J.-C)
Voilà donc une magnifique encyclopédie illustrée source d'inspiration pour une armée romaine pour DBA 3.0. Avec de telles illustrations, il n'y a pas plus d'hésitation et d'excuse à jouer antique avec de très belles figurines...

Alors, le prix, me direz-vous ! et bien moins de 30 euros sur amazon : un rapport qualité/prix pour moi imbattable. Dans le même genre, il y a les livrets thématiques OSPREY.

Dans la même collection ont été publiées des encyclopédies sur les uniformes de la 1ere guerre mondiale, du 19e siècle, de la révolution américaine, et des guerres napoléoniennes.

Maintenant,  il ne me reste plus qu'à me constituer une petite armée Romaine pour De Bellis Antiquitatis 3.0

dimanche 12 avril 2015

De Bellis Antiquitatis 3.0 : mon initiation au club Orléans Wargames.

De Bellis Antiquitatis (DBA) version 3.0 est arrivé chez les revendeurs en début d'année et je me suis donc procuré un exemplaire.

Il s'agit pour moi d'une grande première en matière de jeu avec figurines historiques car jusqu'ici je n'ai poussé que des pions. Alors, lors d'une soirée jeu à l’association Orléans Wargames, j'ai eu le grand plaisir d'être initié à cette règle par Bertrand puis Nicolas.

Alors, quelques mots sur la règle et place ensuite au compte-rendu photo.



Concernant le livret de règles, il convient de préciser qu'il est en anglais et en noir et blancs. Il contient 142 pages dont 14 pour les règles, 16 pour les schémas (57) et surtout 112 pages qui reprennent toutes les listes d'armées couvrant la période de -3000 à 1520 (en 4 sections).


Un extrait des schémas explicatifs présents dans la règle (ils sont très utiles)

Un extrait de l'index des listes d'armées classées par ordre alphabétique.

La quatrième de couverture.

Les grandes lignes de cette règle se résument en quelques points essentiels :
  • le soclage : 40 mm de largeur (pour les figurines de 15 mm) et une profondeur variable selon les types d'unités (40 mm pour les éléphants, 60 pour la cavalerie (6CV), 20 pour les psilois etc...),
  • le terrain : 600 mm x 600 mm (je passe le placement des éléments de terrain qui n'est pas essentiel pour l'initiation),
  • les phases de jeu sont alternées : détermination des points d'activation, mouvement, tir, combat du joueur A puis idem pour le joueur B,
  • pour gagner : éliminer 4 socles adverse,
  • le mouvement est fonction du type d'unité et du terrain traversé et varie de 40 mm à 160 mm,
  • le combat : chaque type d'unité possède un facteur de combat variable selon le type d'unité adverse rencontré (soit de 2 à 5 maximum), auquel est ajouté éventuellement un facteur de support arrière (+1 à +3), un support de flanc (+1 éventuel), un facteur tactique (de -2 à +4). On lance 1 D6 et on ajoute les facteurs précités puis on les compare au résultat de l'adversaire. Deux résultats sont possibles : le résultat d'un joueur est supérieur à l'autre (on vérifiera dans quelle proportion, "au simple", "au double") ou il y a égalité (rien ne se passe sauf exceptions). 
  • Les conséquences d'un résultat supérieur sont : un recul, une fuite ou une élimination d'unité.
Voilà, c'est simple à la lecture des règles, maintenant qu'en est-il réellement une fois son armée positionnée sur le terrain et les règles lues ?

Alors, rien de mieux qu'une initiation au club avec des joueurs chevronnés et prêt à faire découvrir le monde du wargame avec figurines au jeune padawan que je suis !

Alors en guise d'introduction, Bertrand m'a présenté quelques éléments de ses deux armées amenées pour l'occasion.

Est-ce que c'est ce qui m'attends !?
 
La plaquette du chef d'armée, il me semble
et les buissons portugais ;-).


De magnifiques cavaliers !

Des cavaliers cataphractés, je crois !

Des piquiers et ils piquent, croyez-moi, j'ai testé.


Maintenant, quelques photos de la partie d'initiation avec Bertrand.


Les armées se font face, le dé d'initiative est lancé... alors en avant !
A noter les tiges en laiton pour mesurer les distances et l'accessoire pour
vérifier les zones de menaces (les "ZOC").

Un char fait face à des cavaliers, cela peut produire du "petit bois" !

Alors, en résumé cette première partie d'initiation m'a permis de comprendre de visu les grands concepts de cette règles et l'importance des facteurs de combat qui déterminent grandement la stratégie à adopter. Les jets de dés amènent de l'aléatoire dans la résolution des combats mais ne gomment pas l'expérience et les talents de stratège des joueurs.

Donc, pas de surprise pour cette partie, Bertrand a logiquement éliminé 4 de mes unités. Je le remercie grandement pour le temps qu'il a pris pour m'expliquer cette règle. Finalement, je n'ai pas été crucifié ... ouf ! On a passé un bon moment avec pas mal de fou rire, ha le recul des unités et les buissons portugais !


M. Bella Ciao, alias Nicolas étant venu avec ses armées de zoulous, je n'ai pu résister à l'appel d'une petite partie "rapide" pour vérifier si j'avais bien compris et assimilé les concepts de DBA.


Ici, on joue avec un mètre ruban !

Les deux armées sont des zoulous de même composition,
c'est ce qu'on appelle une partie "miroir" !

les armées se font face, les combats vont donc vite se produire.


Une photo vers la fin de la partie.

Alors, cette partie s'est déroulée plus rapidement car j'avais en tête les règles et assimilé l'importance des facteurs de combat. L'armée zoulou de part sa composition avec 3 types d'unités permet de mémoriser rapidement les facteurs de combat et de penser plus à la stratégie à adopter pour essayer d'éliminer 4 socles.

Bref, les zoulous "impétueux" de Nicolas se sont heurtés à mes zoulous qui ont appliqué la stratégie de "la prise en sandwich" qui permet d'éliminer les unités contraintes de reculer ou fuir. Bilan, une victoire pour le néophyte !


Alors, quel bilan pour cette soirée découverte de la règle DBA 3.0 ? 
Et bien beaucoup de plaisir à jouer des figurines historiques avec Bertrand et Nicolas. Je les remercie vivement pour leur patience et leur pédagogie dans l'explication des règles. 

J'ai vraiment beaucoup apprécié ces deux parties et il est certain maintenant que je vais y revenir et m'investir dans la constitution d'une armée... de romains ? de chinois ?



dimanche 5 avril 2015

NO HERO. Mark Owan et Kevin Maurer


Dans la continuité de ma précédente lecture ("Missions armées, forces spéciales" de Robert McCoy) qui m’avait un peu déçu, j’ai poursuivi avec un récit sur le monde des forces spéciale avec le livre NO HERO coécrit par Mark Owen et Kevin MAURER, traduit par Emmanuel Pailler et Marc Saint-Upéry, 288 pages aux editions du Seuil (date de parution 06/11/2014).

J’avais une très forte attente avec ce livre, j’espérais qu’il aborderait des missions des Navy Seal au plus près du terrain. Cette attente a t-elle était comblée ?

La réponse est affirmative pour plusieurs raisons :
  • Mark Owen raconte et explique avec franchise son désir d’intégrer les navy SEAL (SEa Air Land) depuis son tout jeune age lorsqu’il vivait en Alaska, une terre et un climat rude qui forge le corps et l’esprit. L’épisode du tee-shirt noir avec l’emblème des SEAL est croustillante,
  • Le livre au gré de 12 chapitres assez courts, retracent le déroulement de quelques missions d’entraînement et d'autres bien réelles. L'auteur distille des conseils indispensables pour réussir dans les forces spéciales : la confiance, la communication, la responsabilité etc.... L’auteur ne masque pas ses erreurs mais il en tire toujours des leçons positives qui lui permettront de devenir un meilleur SEAL,
  • Des épisodes émouvants sont également présents, avec notamment « l’histoire du chat », et permettent d’aborder les problèmes de conscience, de stress post traumatique,
  • Le style d’écriture est très fluide, sans doute la patte de Kevin MAURER, et permets une lecture sans heurt et de s’immerger dans le monde secret et obscure des forces spéciales,
  • L’auteur raconte avec suffisamment de détails certaines de ses missions lors de ses nombreux déploiements en Irak et Afghanistan pour avoir l’impression d’y être aussi. Le récit des actions de terrain met en avant les notions d’équipe, de binôme, de communication, autant de qualités indispensable à la réussite des missions.
Bref, ce livre m’a franchement emballé et je le recommande particulièrement pour qui s’intéresse au monde des forces spéciales.

Mark Owen donne des conseils pour la réussite de ses missions qui sont aussi valables dans la vie civile. Ainsi la fameuse expression « concentre-toi mec sur ton petit univers d’un mètre de large » qu’un instructeur civil en escalade envoi à l’auteur alors qu’il est bloqué à 50 mètres de hauteur sur un rocher à Little Rock (prés de Las Vegas au USA) est emprunte de sagesse et d’expérience. Une maxime qui permet d’avancer dans la vie.

Mark Owen qui souhaite que ce livre soit un testament pour ses frères d’armes, est aussi l’auteur du livre, "Ce jour-là", récit de l’assaut de la maison de Ben Laden à Abbotabad au Pakistan qui s’est vendu à plusieurs millions d’exemplaires dans le monde entier.

samedi 28 mars 2015

[CR] A la Charge : Montfaucon en Argonne, 24 juin 888.

Il y a quelques jours, Benoit et moi-même avons passé une soirée au café la bonne Pioche à Orléans à jouer la bataille de "Montfaucon en Argonne" (du 24 juin 888). Il s'agit d'un scénario issu du système à la charge de Florent Coupeau. Cette règle publiée dans le Vae Victis n°100 (les rois francs) permet de rejouer rapidement et simplement des affrontements ayant eu lieu au IXe siècle, entre les rois francs, les Bretons et les Vikings.

 
Les pions sont signés Pascal Da Silva et Christophe Camilotte. La carte est de Pascal Da Silva. Les graphismes des pions sont très fonctionnels et aussi très réussis.

La mise en place initiale des troupes

Le tour de jeu repose sur une alternance des actions (mouvements puis combats) entre les deux joueurs suivi de la vérification des conditions de victoire (atteinte du seuil de moral d'armée et éventuellement d'un objectif précis).

Benoît joue les Vikings avec à leur tête le chef Aslak et moi-même les Francs du Roi Eudes 1er (en bas de la carte ci-dessus). Les forces Franques sont composées essentiellement de cavaliers de force 3 (6 unités) et de force 4 (1 unités), et d'une unité d'archers et deux de fantassins. Les vikings disposent quant à eux principalement d'unités de fantassins de force 2 (6 unités), de force 1 (3 unités), de force 3 et 4 (1 unité chacun), de cavaliers de force 2 (5 unités) et d'archers (4 unités) et 3 drakkars.

La comparaison des forces en présence laisse penser que les vikings vont submerger les unités franques. Cependant, ces derniers disposent de cavaliers plus puissants que leur adversaire. Alors quel sera l'issu de cet affrontement apparemment déséquilibré ?

Détail des unités d'infanterie, d'archers et de cavaleries Franques.

La situation au 3e tours : les francs avancent en ligne.
Le roi Eudes 1er est au contact de l'aile gauche viking.

Benoît a réorganisé ses unités en les manœuvrant de sorte à les regrouper et former une ligne de front apparemment infranchissable pour mes unités Franques. De mon coté, j'ai avancé lentement, précautionneusement pour arriver à portée de flèches des vikings. Seul le Roi Eudes 1er est entré en contact avec les fantassins ennemis avec une unité de cavalerie pour tester la résistance des vikings à une puissante charge franque.

Aslak et ses troupes enveloppent en partie les troupes franques.

Situation à la fin du 4e tours, les troupes sont coupées en deux.
Les fantassins Vikings essayent de retarder les Francs
sur la route menant à la Meuse. Le Roi Eudes 1er sur son aile droite
tente de repousser la cavalerie Viking vers ses Drakkars.

Le déroulement de la bataille tourne au bout de 4 tours à mon avantage du fait de charges vigoureuses et surtout victorieuses de mes unités de cavalerie (je recherche en priorité des rapports de force de 4/1 et à défaut de 3/1 qui me garantissent 11 résultats positifs sur 12). Les charges de cavalerie à +2 à ajouter à la force de l'unité (3 ou 4 de points de force), sont dévastatrices pour les vikings qui ne peuvent pas opposer partout des unités avec beaucoup de points de force.

Situation au tour n°5 : le Roi Eudes 1er a obtenu une victoire mineure !
Je décide de tenter une victoire décisive avant la fin du tour n°8.

Fin du 7e tour, Benoît essaye de m’empêcher d'atteindre ses Drakkars.

A la fin du 5e tour, le constat est simple, Benoît a perdu plus de la moitié de sa troupe mais toute fois sans atteindre le seuil de moral d'armée de 19 PF perdus. Donc, l'armée franque obtient une victoire mineure qui peut se transformer en victoire décisive si je réussi en 3 tours supplémentaires à atteindre un drakkar Viking et à le bruler ! Je suis joueur alors je relève le challenge ....

Le situation à la fin du 8e tour : toutes les unités vikings ont été éliminées
mais je n'ai pas réussi à atteindre un drakkar.

Gros plan sur mes unités de cavalerie qui n'ont subi aucune perte !

Bilan de cette première partie:
  • La victoire (mineure) des francs a été relativement facile du fait de l'utilisation optimum des charges de cavalerie (bonus +2 PF),
  • J'ai recherché au maximum les rapports de force en attaque de 4/1 ou 3/1 qui m'évitent de mauvaises surprises,
  • J'ai eu une chance insolente aux dés, les 1 et 2 étaient au rendez-vous lors de mes attaques et de mes tests de moral .... désolé Benoît, je les avais briffé avant de venir :-)
  • Benoît découvrant le monde du wargame a mis très peu de tours pour comprendre les tenants et aboutissants de la règles et commencer à me poser des problèmes stratégiques sur la fin de la partie.
Dés lors une deuxième partie s'imposait. Benoît a décidé de reprendre les vikings pour voir mesurer ses progrès et essayer une nouvelle stratégie. Donc ci-après quelques photos de cette partie.

La mise en place vue du coté franc.

Fin du 4e tour, j'ai perçu une brèche au milieu du dispositif viking.
Je lance mes cavaliers plein centre pour tenter cette fois-ci d'atteindre les drakkars.

Tour 6 : Benoît a compris la manœuvre et reconstitue rapidement sa ligne de front.
Cela va être difficile d'atteindre les drakkars avant le 8e tour.

Le 7e et avant dernier tour : je suis bien contenu par les vikings de Benoît.
Les zones de contrôles vikings m’empêchent de passer !

Le 8e tour ne me permettra pas de bruler un drakkar au viking, Benoît ayant judicieusement défendu avec de très bons rapports de force le rivage de la Meuse. Bilan : une nouvelle victoire mineure franque néanmoins.....


Conclusion de cette soirée découverte pour mon partenaire du monde du wargame (light en l'espèce !) :
  • Nous avans passé un très bon moment ludique et la deuxième partie a été bien plus accrochée que la première (les résultats des lancers de dés ont été plus partagés !),
  • Benoît a très rapidement compris les mécanismes du jeu, l'importance des rapports de force et l'utilisation des charges de cavalerie,
  • Le système à la charge de Florent Coupeau est vraiment parfait pour initier au wargame. Il y a très peu de règles et de cas spéciaux (à part la gestion du recul mais rien d'insurmontable heureusement),
  • Bon, je suis fan du système... je me devais de le faire partager à Benoît depuis le temps que je lui en parlais ;-)
Alors, merci beaucoup Benoît pour cette soirée "Wargame". Donc à recommencer dés que possible, je serais curieux de voir si je peux contrer le roi Eudes 1er avec Aslak et ses unités vikings...n'est-ce pas Benoît !!!


samedi 21 mars 2015

Jours de Gloire, Hanau 1813 : l'apprentissage continue.

Voici un petit compte rendu de la partie que j'ai joué avec Bertrand au club Orléans Wargames le 13 mars 2015, sur le scénario n°1 du XVII trophée du Bicentenaire sur le module Hanau 1813.

Ce scénario intitulé "la deuxième bataille de Hanau" est un What If adapté pour la compétition et signé Frédéric bey. Il se déroule de 31 octobre 1813 entre 9H00 et 13H00 (soit 5 tours de jeu). Il met au prise Napoléon qui a remporté la veille une "éclatante victoire" et qui décide de défende la ville d'Hanau le jour suivant contre un retour offensif de Von Wrede à la tête de troupes Austro-Bavaroises.

Bertrand joue les Français et moi-même les Austro-Bavarois.

La mise en place initiale des forces (à l'exception des unités SPLENY
qui se sont positionnées au premier tour à proximité du village de Lehrhof)



Mon idée première a été d'avancer mes unités de la formation SPLENY situées sur la route en provenance d'Aschaffenburg, vers le village de Lehrhof qui est un des objectifs commun des deux camps (matérialisé par un marqueur "mise en carré").

Zoom sur les unités de la formation SPLENY qui ont pris position autour de Lehrhof.

La réponse de Bertrand est juste ... terrible, le tirage du MA SOUHAM lui permet d'avancer ses unités jusqu'au contact de mes deux batteries d'artilleries que je n'avais pas empilées avec une autre unité (erreur de débutant que je suis !). Bilan 2 unités d'artillerie en moins sans jet de dé .... et ça fait mal !

La formation SOUHAM a pris position dans Lehrhof
(un objectif d'atteint par Napoléon)

Bertrand ayant perçu la faille dans mon dispositif pousse son avantage et s'attaque à mes unités restantes de la formation SPLENY et celles-ci "rétrogradent" vers la forêt "BULAU WALD". Pour le coup j'ai perdu à nouveau une unité et une autre est en déroute.

La formation SOUHAM pousse son avantage
et repousse aisément les unités restante de la formation SPLENY


Bertrand a réorganisé sa formation MARMONT en lisière de la forêt "BULAU WALD"
Ce sont les unités au bandeau rouge.

Après tirage de plusieurs MA du camp Français à la suite, je reprend la main et positionne mes formations BACH et BECKERS sur le flanc gauche de Bertrand et les unités de la formation TRAUTEN sur le flanc droit sur la route de Aschaffenburg.

Les troupes Austro-Bavaroises sont au contact des Français

Alors que je suis en échec autour de Lehrhof, je dispose d'unités de cavalerie situées au dessus d'Hanau qui sont sans ordre reçu et donc difficilement manœuvrable sauf à tester l'initiative du commandant pour passer en ordre reçu et plein potentiel de mouvement (en cas de raté les unités sont "clouées" sur place pour le tour).

Mon idée était de déplacer mes unités de cavalerie et de contourner le barrage d'unités des formations BERTRAND et SEBASTIANI pour me diriger vers le pont de Lamboi pour prendre à revers la formation MARMONT. Bref, très ambitieux et peu de chance de réussite, sauf à ce que Bertrand ne perçoive pas la manoeuvre...


Un petit focus sur un front secondaire :
les unités des formations BERTRAND et SEBASTIANI
partent à la poursuite des unités de la formation MENSDORFF.

Bon, Bertrand me laisse avancer deux fois mes cavaliers mais la troisième fois il lance la sienne à la poursuite des unités qui entraient dans la forêt de "Puppenwald". De très mauvais jets de dés de ma part conduisent à la désorganisation de mes unités.

Situation finale : défaite des Austro-Bavarois.

Nous avions décidé d'un commun accord de jouer deux heures et à l'issu du temps imparti et de 2 tours de jeu, un constat : la victoire Française est incontestable. Bien joué Bertrand une nouvelle fois.

Le bilan :

  • Une partie très plaisante et plus axée sur la stratégie pour ma part (les règles et DRM commence à entrer en mémoire),
  • J'ai cru un moment tenir un objectif : Lehrhof, mais la réponse de Bertrand fut parfaite. En fait, il m'a confié que j'avais commis une erreur de placement en avançant trop loin les unités de la formation SPLENY et que cette erreur avait aussi été commise lors du trophée (ouf,...),
  • les tirages successifs de plusieurs MA français (4 ou 5 de mémoire) ont emplifié les conséquences de mon erreur initiale.
  • Les unités de la formation MENSDORFF sont isolées et il est très difficile de leur faire jouer un rôle dans la partie (elles seront sans ordre reçu),
  • J'ai été un peu timide avec les unités des formations BACH et BECKERS sur flanc gauche de Napoléon, je n'ai pas essayé d'attaquer et juste contenu dans les bois les unités de la formation MARMONT.
Conclusion :
Je dois mieux protéger mes flancs pour éviter les DRM à +3 (avec un 2 au dés le défenseur subit un recul et un test de cohésion !). Je dois aussi penser à réorganiser mes piles d'une même formation pour ne pas laisser notamment seules deux unités d'artillerie.

Donc, j'ai passé une agréable soirée malgré la fatigue de la semaine et cette fois-ci j'ai pu pleinement apprécier la partie et on a bien rigolé du coup de l'artillerie qui disparait sans combat.