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La bataille d'Issos (334 av.J.-C) entre Alexandre le Grand et Darius III (mosaïque romaine découverte à Pompéi).
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dimanche 4 décembre 2016

[Jours de Gloire] Ligny & Wavre 1815 : les dernières victoires de l'Empire.

Après avoir joué plusieurs fois la bataille des quatre-Bras, lorsque j'ai su que Frédéric Bey allait sortir avant noël 2016, les batailles de Ligny et de Wavre, je me suis empressé de pré-commander ce nouvel opus de la série jours de gloire (Canons en carton pour les éditions Ludifolie).

 
Encore une superbe couverture pour cet opus !

 
La 4e de couverture.


Cet article, se propose de présenter rapidement les composants du jeu et les scénarios proposés par l'auteur. 

Les deux cartes très réussies de Pascal Da Silva, beau travail encore !

La carte de Wavre

La ville de Wavre

La Baraque en secteur sud est de la carte !
 
La ville de la Chapelle Saint-Lambert et la direction vers Waterloo.

La carte de Ligny
La ville de Ligny.
 
La célèbre ville de Fleurus !


Les pions dans la lignés des précédents opus de la série, fonctionnels et lisibles :

La planche de pions des unités françaises.

La planche des pions des prussiens de Blücher.

La planche des pions complémentaires de français, prussiens et des MAC.


Zoom sur le pions du maréchal Davout !

Les chefs prussiens.

Napoléon et Grouchy.

Pour les scénarios, il y en a 2 pour Ligny dont un what if avec le 1er corps d'armée français débouchant sur le champ de bataille (marqueurs d'activation d'Erlon et Lobau) contenant 4 variantes. Pour la bataille de Wavre il y a 2 scénarios historiques et un what if (et si Grouchy avait été au rendez vous, qui nécessite de posséder le module Quatre-Bras/Waterloo).

Enfin, des erratas sont insérer pour le module précité avec des précisions, un ajout (les unités de Reille ne peuvent entrer au contact des unités ennemies au premier tour) et des corrections.





Bien, maintenant il n'y a plus qu'à étudier les scénarios et les forces en présence et dans quelques temps rejouer ces bataille avec Bertrand.

A suivre...


 

samedi 26 novembre 2016

[Jours de Gloire] Les Quatre-Bras 1815, j'ai tendu la joue gauche !

Il y a quelques mois en arrière, j'avais affronté Bertrand sur le scénario les Qatre-Bras 1815 de la série Jours de Gloire de Frédéric Bey et j'avais perdu avec les français en n'enlevant pas ce carrefour stratégique. Aussi, lorsque Bertrand m'a proposé de remettre cela, je n'ai pas hésité un instant et nous avons convenu de jouer le scénario n°1 du trophée du bicentenaire : "Ney attaque et Wellington résiste".

Les forces françaises avec Ney à sa tête

Ce scénario débute le 16 juin 1815 à 16h00 et se termine 4 tours plus tard à 20h30 et les règles de jeu sont légèrement amendées pour rendre la partie plus rapide. Ainsi, le dernier marqueur d'activation présent dans le bol est joué. Par ailleurs, la règle de l'intégrité divisionnaire est ignorée, ce qui permet d'empiler des formations de différentes divisions dans un hexagone sans malus lors des combats (pas de -1 en cohésion lors d'un combat ou mise en carré avec un test de cohésion). Enfin, les fermes fortifiées ne concernent que celles de Gémioncourt et de Haute-Cense et donnent respectivement 2 points de victoire et 1 PV pour leur contrôle en fin de partie par les coalisés.

Le déploiement initial des troupes.

Les conditions de victoire sur ce scénario tiennent à la possession d'objectifs géographiques, le carrefour des Quatre-Bras, les fermes fortifiées de Gémioncourt et Haute-Cense et la mise en déroute, la démoralisation et l'élimination d'unités. Enfin, l'utilisation ou le ciblage de la formation GUYOT/L.-D (L.-D : Général de division comte Charles Lefebvre-Desnouettes, division de cavalerie légère de la Garde impériale) rapporte des points de victoire au joueur coalisé.

Wellington tient fermement le carrefour des quatre-bras,
mais pour combien de temps ?

J'avais joué les français lors de notre précédent affrontement, aussi j'ai proposé à Bertrand de prendre les forces coalisés commandées par le Duc de Wellington. voici donc un résumé assez rapide cette partie en photos et commentaires.

Les coalisés disposent de 6 MA et le français de 5 seulement
au début du scénario.

Le déploiement initial des forces proposé par le scénario doit permettre de rapidement voir s'affronter les deux armées pour la possession des objectifs territoriaux. 

Les objectifs des coalisés sont cerclés en orange.
Les unités de la formation Guyot sont cerclés en violet.

Le coalisés tient la ferme de Gémioncourt, le carrefour des Quatre-Bras et les abords de la ferme fortifiée de Haut-Cense. La stratégie pour moi était donc de naturellement défendre ces objectifs le plus longtemps possible (4 tours) en infligeant des pertes aux unités françaises. Pour Bertrand, il devait être agressif et rapide pour me dérouter et éliminer un maximum d'unité toujours en quatre tour et si possible ne pas utiliser les unités de la formation Guyot/L.-D (la cavalerie légère de la Garde) ou éviter qu'elles soient ciblés par les canons coalisés entre-autre.

Toutes mes formations sont en ordre reçus au départ,
car elles sont à 4 hex ou moins de Wellington.

Bertrand détache sa cavalerie pour contourner mon flanc gauche sans doute !

Je vois avec effroi les batteries d'artillerie adverses
se déployer derrière l'étang Materne.

De mon coté je développe ma ligne sur ma gauche, mais en arrière de la route.

Devant la ferme de Gémioncourt les batteries adverses sont menaçantes
et ne tarderont pas à m'envoyer du boulet en masse compacte !

J'ai pris une option stratégique en envoyant sur le bois Cherru
(juste au dessus de l'étang Materne) un élément d'artillerie seul !

Du coté français, Ney a envoyé sa cavalerie sur mon flanc gauche,
tout en retenant les unités de la formation Guyot sur son flanc droit.

L'effort Français porte essentiellement sur mon flanc gauche défendu
notamment par les unités Merlen et Best (formation Wellington).

A ce moment de la partie les premiers affrontements n'ont pas encore eu lieu.
Avec du recul, mes deux unités de cavalerie et d'artillerie avancées sur ma gauche
sont trop en avant et donc sans ordre (c'est handicapant).

Distribution des ordres, c'est là qu'il faut bien les distribuer !

Un duel d'artillerie a lieu autour de la ferme fortifiée de Gémioncourt !

Bertrand m'a éliminé mon artillerie dans le bois de Cherru
et la cavalerie Merlen est zoquée. Avec un mouvement tournant il contourne
mon flanc gauche...

Mes premières unités partent en déroute et sont pour certaines désorganisées.
C'est le début des ennuies, car je vais perdre des ordres pour réorganiser tout ça !

La cavalerie de l'unité Merlen résiste un peu mais elle est isolée et sans ordre reçu.
Cela va être difficile pour la faire retraiter en bon ordre vers la ligne coalisée.

Fin du deuxième tour, les renforts vont arriver pour moi mais c'est peut-être
déjà trop tard !

Début de 3eme tour, Bertrand ne relache pas la pression sur mon flanc gauche.
La ferme fortifiée de haut-Cense est toujours tenue par un détachement coalisé.

La cavalerie Française charge les unités d’infanterie coalisées.
Elle sabre à tout va, mes unités partent en déroute au mieux
lorsqu'elles ne sont pas purement éliminées.

Fin du 3eme tour, je concédè la partie et la victoire à Bertrand.
Les coalisés sont submergés sur leur flanc gauche.
Le carrefour des Quatre-Bras va être pris certainement
car je n'est plus d'unités fraiches à opposer aux Français.

Le bilan de cette partie :

Que retenir de cette partie, si ce n'est que j'ai perdu ? Et bien cela a été une partie fort plaisante (comme à chaque fois avec Bertrand). J'ai beaucoup apprécié de rejouer la bataille des Quatre-Bras et de distribuer les ordres à mes unités pour essayer de trouver une parade aux attaques en force de Bertrand. Par ailleurs, je pense avoir opposé une "petite résistance" aux forces françaises menées par Bertrand et par moment l'avoir un peu contrarié (notamment en ciblant sa formation Guyot avec mon artillerie).

Ce que j'ai réussi :
- je pense avoir joué de manière relativement fluide sans trop revenir souvent au livret de règles,
- j'ai conduit des attaques d'infantrie et d'artillerie en maitrisant mieux les procédures de tir et de choc (je n'ai pas eu l'occasion de mener des charges !),

Ce qui a moins bien fonctionné :
- je n'ai pas réussi à maximiser les rapports de force pour contrer un peu Bertrand,
- je ne maitrise pas encore suffisament les réponses efficaces aux charges (mise en carré, contre-charge...) et chocs (refus de choc),
- je n'ai pas assez étudié en amont le scénario et les forces à ma disposition, du coup mon plan de détacher une unité d'artillerie et de cavalerie pour tenir le bois de Charru n'était pas une bonne idée (c'était une inspiration et pas une réflexion approfondie !!!).
 
Conclusion : 
Je me suis bien amusé à jouer ce scénario avec Bertrand qui a eu la gentillesse de "setuper" les unités pendant que je prenais des photos de la soirée de jeu à l'association. J'ai donc passé un agréable moment (environ 2h30) à ferrailler avec Bertrand et j'apprécie de plus en plus cette règle. 


Bon la série Jours de gloire va bientôt accueillir un nouvel opus avec les batailles de Ligny et Wavre, je vais résister longtemps et le pré-commander pour l'avoir au pied du sapin !

A bientôt...

mardi 12 janvier 2016

Les Quatre-Bras 16 juin 1805, je me suis cassé le Ney !

Vendredi 8 janvier 2016, j'ai joué une partie de Jours de Gloire sur le scénario des Quatre-Bras avec mon partenaire habituel : Bertrand ("Corybantes").

Les batailles de Waterloo et les Quatre-Bras aux éditions Ludifolies

Cette bataille, la 39e dans la série Jours de Gloire de Frédéric bey se déroule en Belgique autour du carrefour des Quatre-bras du 16 juin 1805 entre les troupes coalisées du comte d'Orange dans un premier temps puis du Duc de Wellington et les français de Maréchal Ney.

Carte d'époque de la bataille et des position de départ.

 Quelques sources d'informations sur cette bataille :
Le point de vue Anglais (le 95th Rifles) : ici et un wiki sur la bataille : ici


La carte de la bataille signée Pascal Da Silva (encore du beau travail) ;-)



La carte avec les objectifs cerclés en bleu : le carrefour des Quatre-Bras et la ferme de Gémioncourt.




Les Coalisés occupent les objectifs au centre et les Français arrivent par le sud.

La table des renforts (une aide de jeu manuscrite pour faciliter le suivi du déploiement des renforts et l'arrivée de Wellington) : 


Le coalisés dispose de renfort réguliers et conséquent.

Comme on peut le constater, le coalisé va toucher des renforts régulièrement jusqu'à 22h30 alors que le Français devra essentiellement compter avec les troupes arrivant au 1er tour. 

L'ensemble des forces Françaises et Coalisés (sans les Prussiens)

Les Français dispose initialement des formations Guyot (2 unités de cavalerie et 2 unités d'artillerie légère) et Reille (4 unités d'infantrie, 2 de cavalerie et 4 d'artillerie) et disposera au tour 3 (16h00) des renforts des unités de la formation Kellermann (1 unité de cavalerie lourde) et Reille (2 unités d'infantrie et 1 d'artillerie).

De leur cotés les coalisés disposent initialement des formations Orange (3 unités d’infanterie et 2 d'artilleries) disposées sur les fermes fortifiées de Gémioncourt, de Grand-Pierrepont et de Petit Pierrepont au sud des Quatre-Bras. 

Elles seront renforcées à :
  •  13h00 (tour 1) par les formations Wellington (1 unité d’infanterie et 1 d'artillerie) et Collaert (1 unité d’infanterie).
  • 14h30 (tour 2) 3 unités de la formation Wellington arrivent en jeu (2 unités d'infanterie et 1 d'artillerie) et Brunswick (2 unités d’infanterie et 1 d'artillerie).
  • 16h00 (tour 3) les coalisés obtiennent le renfort de nouvelles unités de la formation Brunswick (1 unité d'infanterie, 2 unités de cavalerie et 1 d'artillerie) et Orange (2 unités d’infanterie et 2 d'artillerie). 
  • 19h00 (tour 5) les coalisés sont renforcés par 3 unités de la formation Orange (2 unités d’infanterie et 2 d'artillerie).
  • 20h30 (tour 6) les renforts coalisés se composent d'une unité de cavalerie de la formation d'Uxbridge.
  • 22h00 (tour 7) de 3 unités de cavalerie de la formation d'Uxbridge.
Le premier tour et mon erreur tactique de débutant qui va très fortement compromettre mes chances de victoire dans cette partie :


Les français entre sur le champ de bataille en présentant une ligne de front
face aux fermes fortifiées !


Les troupes du comte d'Orange attaque mes unités en pointe
(avec le marqueur de détachement n°2).


Je présente donc mon flanc au troupe du comte d'Orange et forcement ça fait mal... surtout avec Bertrand à la manœuvre  ;D

Et hop, une troupe en déroute qui file vers Charleroi :


Mes troupes déroutent vers Charleroi.
Je vais tenter avec un MAC "Tenir" de rallier ces unités plus tard !

J'ai loupé l'occasion de "zoquer" les troupes coalisées dés lors elles reculent pour se renforcer et maintenant cela va être compliqué pour les Français de déloger les troupes ennemies des objectifs du scénario :



Les troupes coalisées se sont retirées vers l'arrière pour attendre les renforts !

Les renforts coalisés viennent de la direction de Nivelles (nord-ouest de la carte)
et de Bruxelles (nord de la carte).

J'avance pour contacter les troupes coalisées au centre de la carte mais sans renfort pour l'instant, il me faut engager les troupes adverses avec de bons rapports de force :


Le Maréchal Ney est en arrière pour permettre aux unités d'obtenir des ordres.
A noter à lest sur la carte le Duc de Wellington qui essaye de rejoindre les Quatre-Bras !
Je pars à la chasse au duc de Wellington avec ma cavalerie (2 unités de chasseurs) qui vient d'arriver sur le théâtre d'opération en remplacement du comte d'Orange (à droite sur la carte en provenance Namur) :

C'est le face à face entre troupes ennemies.

Je l'ai manqué avec mes cavaliers mais je mets un peu de pression sur le flanc gauche coalisé (du coté de la ferme fortifiée de Haute-Cense) pour éviter qu'il ne déborde mon flanc droit autour de l'étang Materne.


J'ai raté le Duc de Wellington mais j'essaye d'envelopper les troupes coalisés.

Les batteries coalisées ont "lâché une pluie de boulets" sur mon flanc droit qui part en déroute. Le moral de mes troupes vacille et je ne peux compter que sur les renforts en infanterie pour reconstituer un front cohérent.


Le Bois de Bossu à vu un duel d'artillerie tourner à l'avantage des coalisés.
J'abandonne mon flanc gauche à l'ennemie en me repliant légèrement sur mon centre,
sous la protection de la cavalerie de la brigade Guitton de Kellermann.

Nous arrêtons la partie d'un commun accord à la fin du 4e tours sur les 7 prévus dans le scénarios (soit 3 heures de jeu), les français n'ont plus aucune chance de prendre les objectifs (Les Quatre-Bras et la Ferme de Gémioncourt) et elles vont commencer à être éliminées par les coalisés. C'est une victoire tactique et stratégique de Bertrand. Bravo à lui.

Conclusion :
J'ai présenté le flanc (comme d'habitude à JdG et à DBA  ;D) et cette erreur alliée à la tactique de Bertrand de me repousser avant de regrouper ces forces autour des objectifs et d'attendre les renforts, m'a conduit à une course poursuite sans trop d'occasion de causer des pertes aux coalisés. Je n'ai pas su exploiter efficacement mes troupes en étant beaucoup plus agressif à l'entame de la partie et gérer les pions détachement qui auraient obligé (avec du recul  ;)) Bertrand à réaliser des tests de cohésions à une unité adjacente au contact.

Une contrainte pour le Français est le peu d'ordre disponible (2) pour activer efficacement ses troupes. Ney doit donc toujours se situer au centre du dispositif qui doit être assez resserré pour attaquer efficacement mais au dépend des prises de flanc de "grand style".

Bref, c'était une partie très intéressante et j'ai apprécié les nombreuses questions tactiques et stratégiques posées par ce scénario. Il ne faut pas louper l'occasion pour le Français au premier tour de causer des pertes aux coalisés et ceux-ci doivent éviter les combats trop défavorables au début de la partie et se regrouper en arrière en attendant les renforts et tenir une ligne de front cohérente. Le temps et le nombre jouent pour les coalisés.




« Wollen, Battle of Quatre Bras ». Sous licence Domaine public via Wikimedia Commons.

Le gros point positif pour ma part est que les règles commencent à rentrer. Je commence à connaitre les différents facteurs à prendre en compte pour les différents tests à réaliser (cohésion, engagement, combat au choc ou de charge, d'artillerie) et globalement la table des terrains. 

A poursuivre... 8)