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La bataille d'Issos (334 av.J.-C) entre Alexandre le Grand et Darius III (mosaïque romaine découverte à Pompéi).
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samedi 26 novembre 2016

[Jours de Gloire] Les Quatre-Bras 1815, j'ai tendu la joue gauche !

Il y a quelques mois en arrière, j'avais affronté Bertrand sur le scénario les Qatre-Bras 1815 de la série Jours de Gloire de Frédéric Bey et j'avais perdu avec les français en n'enlevant pas ce carrefour stratégique. Aussi, lorsque Bertrand m'a proposé de remettre cela, je n'ai pas hésité un instant et nous avons convenu de jouer le scénario n°1 du trophée du bicentenaire : "Ney attaque et Wellington résiste".

Les forces françaises avec Ney à sa tête

Ce scénario débute le 16 juin 1815 à 16h00 et se termine 4 tours plus tard à 20h30 et les règles de jeu sont légèrement amendées pour rendre la partie plus rapide. Ainsi, le dernier marqueur d'activation présent dans le bol est joué. Par ailleurs, la règle de l'intégrité divisionnaire est ignorée, ce qui permet d'empiler des formations de différentes divisions dans un hexagone sans malus lors des combats (pas de -1 en cohésion lors d'un combat ou mise en carré avec un test de cohésion). Enfin, les fermes fortifiées ne concernent que celles de Gémioncourt et de Haute-Cense et donnent respectivement 2 points de victoire et 1 PV pour leur contrôle en fin de partie par les coalisés.

Le déploiement initial des troupes.

Les conditions de victoire sur ce scénario tiennent à la possession d'objectifs géographiques, le carrefour des Quatre-Bras, les fermes fortifiées de Gémioncourt et Haute-Cense et la mise en déroute, la démoralisation et l'élimination d'unités. Enfin, l'utilisation ou le ciblage de la formation GUYOT/L.-D (L.-D : Général de division comte Charles Lefebvre-Desnouettes, division de cavalerie légère de la Garde impériale) rapporte des points de victoire au joueur coalisé.

Wellington tient fermement le carrefour des quatre-bras,
mais pour combien de temps ?

J'avais joué les français lors de notre précédent affrontement, aussi j'ai proposé à Bertrand de prendre les forces coalisés commandées par le Duc de Wellington. voici donc un résumé assez rapide cette partie en photos et commentaires.

Les coalisés disposent de 6 MA et le français de 5 seulement
au début du scénario.

Le déploiement initial des forces proposé par le scénario doit permettre de rapidement voir s'affronter les deux armées pour la possession des objectifs territoriaux. 

Les objectifs des coalisés sont cerclés en orange.
Les unités de la formation Guyot sont cerclés en violet.

Le coalisés tient la ferme de Gémioncourt, le carrefour des Quatre-Bras et les abords de la ferme fortifiée de Haut-Cense. La stratégie pour moi était donc de naturellement défendre ces objectifs le plus longtemps possible (4 tours) en infligeant des pertes aux unités françaises. Pour Bertrand, il devait être agressif et rapide pour me dérouter et éliminer un maximum d'unité toujours en quatre tour et si possible ne pas utiliser les unités de la formation Guyot/L.-D (la cavalerie légère de la Garde) ou éviter qu'elles soient ciblés par les canons coalisés entre-autre.

Toutes mes formations sont en ordre reçus au départ,
car elles sont à 4 hex ou moins de Wellington.

Bertrand détache sa cavalerie pour contourner mon flanc gauche sans doute !

Je vois avec effroi les batteries d'artillerie adverses
se déployer derrière l'étang Materne.

De mon coté je développe ma ligne sur ma gauche, mais en arrière de la route.

Devant la ferme de Gémioncourt les batteries adverses sont menaçantes
et ne tarderont pas à m'envoyer du boulet en masse compacte !

J'ai pris une option stratégique en envoyant sur le bois Cherru
(juste au dessus de l'étang Materne) un élément d'artillerie seul !

Du coté français, Ney a envoyé sa cavalerie sur mon flanc gauche,
tout en retenant les unités de la formation Guyot sur son flanc droit.

L'effort Français porte essentiellement sur mon flanc gauche défendu
notamment par les unités Merlen et Best (formation Wellington).

A ce moment de la partie les premiers affrontements n'ont pas encore eu lieu.
Avec du recul, mes deux unités de cavalerie et d'artillerie avancées sur ma gauche
sont trop en avant et donc sans ordre (c'est handicapant).

Distribution des ordres, c'est là qu'il faut bien les distribuer !

Un duel d'artillerie a lieu autour de la ferme fortifiée de Gémioncourt !

Bertrand m'a éliminé mon artillerie dans le bois de Cherru
et la cavalerie Merlen est zoquée. Avec un mouvement tournant il contourne
mon flanc gauche...

Mes premières unités partent en déroute et sont pour certaines désorganisées.
C'est le début des ennuies, car je vais perdre des ordres pour réorganiser tout ça !

La cavalerie de l'unité Merlen résiste un peu mais elle est isolée et sans ordre reçu.
Cela va être difficile pour la faire retraiter en bon ordre vers la ligne coalisée.

Fin du deuxième tour, les renforts vont arriver pour moi mais c'est peut-être
déjà trop tard !

Début de 3eme tour, Bertrand ne relache pas la pression sur mon flanc gauche.
La ferme fortifiée de haut-Cense est toujours tenue par un détachement coalisé.

La cavalerie Française charge les unités d’infanterie coalisées.
Elle sabre à tout va, mes unités partent en déroute au mieux
lorsqu'elles ne sont pas purement éliminées.

Fin du 3eme tour, je concédè la partie et la victoire à Bertrand.
Les coalisés sont submergés sur leur flanc gauche.
Le carrefour des Quatre-Bras va être pris certainement
car je n'est plus d'unités fraiches à opposer aux Français.

Le bilan de cette partie :

Que retenir de cette partie, si ce n'est que j'ai perdu ? Et bien cela a été une partie fort plaisante (comme à chaque fois avec Bertrand). J'ai beaucoup apprécié de rejouer la bataille des Quatre-Bras et de distribuer les ordres à mes unités pour essayer de trouver une parade aux attaques en force de Bertrand. Par ailleurs, je pense avoir opposé une "petite résistance" aux forces françaises menées par Bertrand et par moment l'avoir un peu contrarié (notamment en ciblant sa formation Guyot avec mon artillerie).

Ce que j'ai réussi :
- je pense avoir joué de manière relativement fluide sans trop revenir souvent au livret de règles,
- j'ai conduit des attaques d'infantrie et d'artillerie en maitrisant mieux les procédures de tir et de choc (je n'ai pas eu l'occasion de mener des charges !),

Ce qui a moins bien fonctionné :
- je n'ai pas réussi à maximiser les rapports de force pour contrer un peu Bertrand,
- je ne maitrise pas encore suffisament les réponses efficaces aux charges (mise en carré, contre-charge...) et chocs (refus de choc),
- je n'ai pas assez étudié en amont le scénario et les forces à ma disposition, du coup mon plan de détacher une unité d'artillerie et de cavalerie pour tenir le bois de Charru n'était pas une bonne idée (c'était une inspiration et pas une réflexion approfondie !!!).
 
Conclusion : 
Je me suis bien amusé à jouer ce scénario avec Bertrand qui a eu la gentillesse de "setuper" les unités pendant que je prenais des photos de la soirée de jeu à l'association. J'ai donc passé un agréable moment (environ 2h30) à ferrailler avec Bertrand et j'apprécie de plus en plus cette règle. 


Bon la série Jours de gloire va bientôt accueillir un nouvel opus avec les batailles de Ligny et Wavre, je vais résister longtemps et le pré-commander pour l'avoir au pied du sapin !

A bientôt...

samedi 8 octobre 2016

[DBA] Les macédoniens dominent les midianites sans coup férir !

Il y a quelques temps j'ai joué une partie de DBA avec Bertrand à l'association Orléans Wargames avec mes midianites (I/6b) contre son armée d’anciens macédoniens (la I/54 avec des chevaliers, des lances, beaucoup d’auxiliaires et de psilois). Et bien malgré que Bertrand la qualifie de "molle", dans ses mains "de virtuose" de DBA cette armée est une machine de guerre inarrêtable !

Le chef des Midianites aperçoit les Macédoniens au loin !
La bataille n'est pas loin...

Je vous propose un petit compte rendu de cette partie en quelques photos.

Le déploiement des troupes :

Deux corps pour les Macédoniens et un seul pour les midianites !

Les guerriers midianites ont du sable dans les cheveux,
ils ont du traverser le désert pour affronter les fiers macédoniens !

Le général Macédonien guette du haut de la montagne
l'arrivée des Midianites sur le champ de bataille.

Les troupes à pieds des Macédoniens sont placés
à gauche du dispositif adverse.
 La bataille :

N'ayant pas gagné l'initiative Bertrand jour en premier
et avance ses troupes sans aller au contact !

Geste très fair play de Bertrand, il me relance mon dé
(j'ai obtenu un 1 qui condamnait la partie pour moi !)
Avec un 6 je peux translater mes psilois vers la droite ! Ouf !

Deuxième tour, Bertrand vient au contact avec ses auxiliaires sur mon aile droite !
Ses chevaliers tentent de me bloquer mon aile gauche.

Premier combat, je m'en sort pas mal.
Je repousse l'attaque des auxiliaires adverses.

L'aile droite Macédonienne est la plus forte de loin
avec 2 unités de chevaliers et 2 de spears !
Je détache une unité de psiloi pour éviter la prise de flanc de mes chameaux !

La ligne macédonienne est impressionnante de solidité !

Les combats ne me sont pas trop favorables.
Je dois reculer mes auxiliaires et chameaux presque partout.
Mon chef résiste vaillamment mais pour combien de temps ?

Je réussi néanmoins à trouver une petite brèche au centre
et je pousse mon chameau à l'attaque.

J'élimine une unité adverse au centre mais la situation n'est pas brillante,
je recule partout !

Les macédoniens éliminent facilement deux  unités de psiloi
sur mes flancs qui sont désormais très vulnérables !

Je mets la marche arrière pour mon flanc gauche
afin d'éviter l'encerclement et l'anéantissement !

Le dénouement :

Le macédonien sent que la fin est proche et il va porter l’estocade !

Je perds au centre une unité de chameau débordée et une unité de psilois encerclé
(recule impossible) sur mon flanc droit ! S'en est fini des midianites !

Conclusion :

Ma défaite est très logique, un mauvais placement dés le départ de mes psilois en face des chevaliers a conditionné le déroulement de la partie où j'ai quasiment tout le temps subi. Une seule fois j'ai eu l'opportunité de créer un problème à Bertrand en enfonçant son centre avec une unité de chameau. Mais il a colmaté la brèche avec une unité de réserve de psiloi. Ensuite je n'ai fait que reculer pour ne pas subir une défaite trop rapide. Mais elle est intervenue logiquement lorsque j'ai été débordé de tout part.

Bon, malgré que bertrand définisse son armée de macédonien de molle, elle "punche" bien quand même avec ses chevaliers, spears contre des armées avec des valeurs d'attaque peu élevées ! J'aurais du aller au contact des chevaliers avec mes chameaux car ils les tuent au simple ! Erreur d'analyse de ma part qui me coute cher ! Il faut bien avoir en tête les "match-up" pour pouvoir dicter le déroulement de la bataille sinon... on recule et on perd !!!

Encore une partie riche d'enseignement pour moi...


 
A bientôt.