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La bataille d'Issos (334 av.J.-C) entre Alexandre le Grand et Darius III (mosaïque romaine découverte à Pompéi).

jeudi 7 avril 2016

[J'ai lu] Gloire & Empire n°65 : Les lignes de Torres Vedras.

C'est en flânant dans une librairie que je suis tombé par hasard sur le n°65 de Gloire et empire (celui de mars/avril 2016) qui porte sur l'histoire des "lignes de Torres Vedras" au Portugal. Étant donné les liens qui m'unissent à ce pays, je n'ai pu résister à l'appel et je l'ai donc acheté en me délestant de 17 euros. Mais au fait qu'y a t-il dans cet épais magasine ?


Sur les 130 pages de cette revue, les 3/4 soit une centaine de pages sont consacrées au dossier du mois : les lignes de "Torres Vedras". Le reste des pages porte sur la capitulation d'Ulm peint Louis-François LEJEUNE, les alliés de l'Aigle (les trois derniers régiments de la confédération du Rhin : organisation et uniformes), les portraits de certains fidèles et opposants de l'Empereur, un reportage sur la commémoration de la bataille d'Austerlitz, un instant de poésie (Victor Hugo), l'empire fait son cinéma (le drame de Saint-Hélène), le bulletin de la grande armée et les lectures des grognards pour finir.

Le dossier central (du mois) est l’œuvre de Natalia GRIFFON DE PLEINEVILLE qui est entre autre la rédactrice en chef des revues Gloire & Empire et Prétorien. Elle est une spécialiste reconnue de la guerre en Espagne (1er empire) et auteur de nombreux articles sur l'histoire militaire du premier empire. 

Le dossier sur les lignes de Torres Vedras se découpe en 4 points
- la construction des lignes,
- les français devant les lignes,
- une inaction forcée,
- le départ des français.

Carte tirée de la page wikipédia
Alors en résumé l'histoire des lignes de Torres Vedras (point central de la première ligne de défense de Lisbonne) commence donc par leurs constructions décidées par Wellington (après la campagne de Talavera en 1809). Elles seront construites entre octobre 1809 et Octobre 1810 et comporteront à cette date 126 redoutes et 427 pièces de canon.


La première lignes, la plus au nord, commence à l'embouchure du rio Sisandro, passe par Torres Vedras qui comprenant le fort São Vicente (Saint-Vincent), à Sobral et se termine à Vila Franca.

La seconde ligne commence à la Ribeira de Safarujo (à l'ouest), passe à Mafra (et son château), à Cabeço de Montachique, et se termine à Vialonga à l'est au bord du Tage. Selon, l'auteur il s'agirait de la ligne la plus forte des 4. Elle s'appuie sur la sierra (montagne) de Cabeço (tête) de Montachique qui domine les environs. 

La troisième ligne quant à elle est une ceinture de fortifications comprise entre São Julião da Barra (Saint Julien) et Oeiras située à l'ouest de Lisbonne entre la tour de Belem et Estoril. Il s'agit du dernier lieu de repli de l'armée britannique avant le rembarquement pour la Grande-Bretagne si les affaires tournent mal.





 

Carte des lignes issue de la page Wikipédia Portugaise des "Linhas de torres Vedras".
 By Manuel F. V. G. Mourão - Own work,
CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=10651517

L'histoire des lignes de Torres Vedras est liée à la troisième invasion (juillet 1810 à avril 1811) du Portugal par les troupes napoléoniennes conduites cette fois-ci par le Maréchal Masséna. Les Français visent la prise de Lisbonne et avec plus de 65 000 hommes contre 50 000 aux Anglo-Portugais, le rapport de force est en faveur des troupes de l'Empereur. Un premier obstacle sur la route de la capitale portugaise est la forteresse d'Almeida qui sera prise par Masséna le 27 août 1810. Ensuite les français acceptent de batailler contre les Anglais à Buçaco le 27 septembre 1810 et ne réussissent pas à emporter la position anglaise difficilement prenable. Néanmoins, Masséna poursuit sa route en contournant par le nord Buçaco pour redescendre sur la route Pombal à Lisbonne. Les Anglais se replient rapidement vers les fameuses Lignes de défense de Torres Vedras sujet de la revue.

L'auteur explique la phase où les français conduit par Masséna découvrent que les fortifications ne sont pas des ouvrages bâtis à la hâte mais une ligne de redoutes... Des combats auront lieu à Sobral avec une certaine réussite au départ pour l'armée de l'Empereur. Mais le manque de ravitaillement et de renforts vont obliger les français à s'éloigner quelque peu des lignes. 

Va s'en suivre une période d'attente de part et d'autre où Wellington va surtout escompter que les difficultés d'approvisionnement obligent les troupes de Masséna soit à chercher la bataille décisive et soit plus probablement à se retirer du pays vers l'Espagne pour qu'elles se rapprovisionnent et se reposent. Cette période d'inaction de quelques mois va être marquée par des histoires de quête de nourriture et de fourrage pour les français : la maraude régulière.  A côté des fourrageurs, on découvre qu'il existait un mouvement de déserteurs français et Anglais : les fricoteurs, qui finira mal pour eux. Des épisodes de fraternisation sont aussi décrit (ainsi les cochons qui avaient le malheur de s'échapper et de changer de camp étaient habituellement partagés entre les deux belligérants !). Bref, l'auteur narre beaucoup d'anecdotes qui illustrent bien la vie en campagne des troupes de l'époque.

Enfin, le 5 mars 1811, les français lèvent le camp à la faveur d'un épais brouillard masquant leur départ. Masséna craignait que les Britanniques recoivent des renforts venant de Lisbonne et lance une attaque. Les français quitteront définitivement le Portugal en avril 1811 pour ne plus jamais y revenir.


Cannoniers portugais de l'ordonanca de Sobral dans un fort des lignes de Torres Vedras.
Composition de Patrice Courcelle (Osprey Publishing).

En conclusion :

J'ai beaucoup apprécié la lecture de ce magasine qui traite d'un sujet fort peu abordé dans le monde du wargame avec pions il s'entend. Il est très plaisant d'avoir autant d'illustrations dans ce dossier. Il y a de nombreuses cartes, gravures, lithographies, peintures d'époque et des portraits des chefs des différentes armées (française, britannique et portugaise). Par ailleurs, de nombreuses planches d'uniformes sont également présentes et donnent beaucoup d'informations pour les figurinistes voulant recréer l'épopée napoléonienne lors de la guerre de la péninsule Ibérique.

Bref, je sais déjà par où je passerais cet été en descendant à Lisbonne.



Bonne lecture.


mercredi 16 mars 2016

[DBA] Darius "le roi des rois" défait par les vikings de Ragnar Lodbrock !


J'ai retrouvé Cassandre au club pour une nouvelle partie de De Bellis Antiquitatis (3.0) et nous avons décidé de se faire affronter Darius le roi des Perses à Ragnar Lodbrock roi de Suède et du Danemark. En voici un petit compte rendu illustré de quelques photos de cette bataille non historique et asymétrique.

Le fameux char à faux qui coupe les jambes !

Les unités de Darius.

Le face à face ! vue coté vikings.

Mes vikings attendent la confrontation !

Alors, le déroulement de la bataille tient en deux phases : une d'attente pour ma part suivie d'une de percée pour aboutir à la défaite de Darius.

Les vikings sortent du bois !

Mes lames (blades) attendent à l'orée du bois les Perses et leur cavalerie.

Les piétons perses entrent en contact avec la première ligne de combattants.

Mon aile gauche est en retrait invitant les perses à avancer davantage !

La cavalerie Perse tente de me menacer mon flanc droit.

Une première perte Perse coupe en deux le front adverse.

La course folle du char à faux perse s'est terminée par son élimination au centre.
L'armée perse est définitivement coupée en deux.

Darius se teint en réserve prêt à intervenir,
mais en aura-t-il le temps ?

Darius a perdu une nouvelle unité au centre
et ma réserve n'est pas encore employée.

Darius tente de prendre à revers une de mes unité effectuant une prise de flanc.


Je perds donc mon unité prise en sandwich,
ne pouvant reculer ! Mais j'en élimine une aussi dans la bataille.

Mais Darius s'est aventuré tout seul au centre de la bataille,
je tente une prise de flanc qui pourrait l'éliminer en cas de recul impossible !

Et Darius n'a pas pu reculer ... il disparait laissant son armée sans chef !


La partie se termine ainsi avec la perte Darius 4 unités éliminée !

Le bilan : 

Avec un peu plus de recul maintenant, il me semble qu'une partie à DBA se joue sur une addition de détails, de choix judicieux à faire au bon moment et un peu de réussite aussi quand même au dés.
  • Le premier élément important qui m'a donné un léger avantage est que je sois attaquant. Cela m'a permis de choisir mon coté pour attaquer et j'ai donc retourné le terrain pour commencer dans la forêt (du "bad going") qui aurait pu grandement aider Cassandre !

  • Le second élément qui a joué en ma faveur est que j'ai vite vu la brèche dans le dispositif adverse : le char à faux au centre. Il a été éliminé dés le premier combat suite à une roue qui s'est décroché au mauvais moment (ou plus surement à un jet de dé malheureux :-)). Certes il ne compte pas dans les pertes en cas d'élimination, mais même s'il avait éliminé une de mes unités, ma réserve de 4 unité en arrière plan l'aurait sans doute éliminé rapidement car il aurait été esseulé. Une fois l'armée adverse coupée en deux, les piétons Perses sont normalement en infériorité au niveau des facteurs de combats et surtout si des prises de flanc sont effectuées.

  • Le troisième élément qui m'a aidé est que le chef Perse, Darius n'était pas en soutien du char à faux. Il n'a pas pu colmater la brèche et lorsqu'il est entré au centre pour essayer que provoquer des éliminations, il s'est retrouvé tout seul. Il est devenu une proie assez facile pour mes piétons qui l'on encerclé.

  • Le dernier élément en ma faveur a été l'ordre choisi par Cassandre pour résoudre ses combats. Avec un recul impossible à effectuer (car Darius "bouchait le passage"), une de ses unités a été éliminée. 
Bref, la partie n'était pas jouée d'avance et j'ai longtemps craint les cavaliers Perses sur mes ailes. Mais j'ai réussi à les contenir avec un peu de réussite aux dés (les facteurs de combats étaient équivalents +3 contre +3). Et mon attaque au centre du dispositif adverse au moment où il était le plus vulnérable a emporté la décision. J'ai été plus réactif qu'actif dans cette partie, mais la nature du terrain et des troupes adverses plus mobiles ont imposé cet état de fait.

Conclusion :

Une nouvelle partie très agréable de jouée avec Cassandre et sa superbe armée Perse. On a passé un très bon moment et cette partie m'a donnée envie de peindre une armée de cavaliers ... des Parthes ?



Cet article est dédicacé à Julia : Bom Anniversario minha Julinha :-)

dimanche 13 mars 2016

[DBA] Les vikings perdent sans démériter contre les chevaliers médiévaux Français.

Après mes sucés récents au tournoi interne de l'association Orléans Wargames, mes vikings étaient attendu et j'ai donc affronté Cassandre avec ses chevaliers français médiévaux (IV/64c) qu'il n'avait jamais encore joué. 

 
Vikings contre Chevaliers Français qui va l'emporter ?


Ce fut une partie à sens unique où, j'ai "pris cher" mais je le savais. Les blades n'aimant pas du tout les chevaliers, l'histoire s'est répétée : comme en 885 le Comte Eudes de Paris a défait les vikings devant les portes de Paris.

Alors voici quelques photos de cette partie entre Vikings (III/40a) et chevaliers médiévaux français (IV/64c) :

Ma double ligne de blades fait face aux chevaliers et piétons français.

Le terrain est clair : des labours et une colline légère !

Les archers français m'attendent sur la colline.

Les piétons sont tous vêtus de cotes de maille, ça va être dure d'en éliminer !

Le groupe de chevaliers est bien compact !
Le déroulement de cette partie très rapide, tient en quelques mots : les blades sont éliminés au simple en terrain clair par les chevaliers ! Une fois ceci dit, pour Cassandre il suffisait de concentrer sur une de mes ailes ses chevaliers et d'aller au contact rapidement pour éliminer 4 plaquettes.

De mon coté, ma stratégie était simple : essayer de ralentir les chevaliers et les flanquer pour avoir une petite chance d'éliminer une ou deux unités adverses. ensuite j'aurais essayer d'aller au contact des piétons adverses contre lesquels j'aurais plus de chance de provoquer des éliminations. Alors que s'est-il passé ?

Les chevaliers avancent en groupe compact sur mon aile droite!

Je détache deux unités de blades pour contacter
le premier élément de chevalier en tête.

Je provoque un recul au premier combat.
Mais celui-ci ne m'arrange pas du tout : je suis pris de flanc !

Cassandre déploie en ligne ses chevaliers : maintenant cela va être dur pour moi.

J'ai deux unités d'éliminées et deux unités isolés sans soutien : cela sent la fin !

J'ai perdu une troisième plaquette malgré l'intervention de ma réserve au centre !

J'ai perdu mes quatrième et cinquième plaquettes sur mon flanc droit et au centre,
mais j'ai réussi à éliminer deux éléments de chevaliers sur des reculs impossibles !

Le bilan : 5 plaquettes de perdues contre 2 à Cassandre.
Le bilan de cette partie assez expéditive :

Je me suis fait explosé normalement mais j'ai quand même réussi à infliger deux pertes à Cassandre sur deux reculs impossibles suite à combat. Les blades sont à +3 contre les montés et les chevaliers aussi mais ils tuent au simple. C'est-à-dire qu'il suffit que Cassandre fasse plus que moi aux dés pour éliminer mes Blades alors que je dois faire le double pour les éliminer. 

Même si la partie a été rapide, elle a été quand même intéressante dans le sens où j'ai essayé de provoqué des situations où mon adversaire aurait une possibilité de reculer ou mieux de perdre une unité. Sur ce plan j'ai pas trop mal réussi. Ensuite pour avoir plus de facteur de réussite contre ce type d'armée, il faut des archers (n'est-ce pas Messieurs les Anglais !), des chevaliers et/ou des chevaux légers (LH).

Donc, je me dois de peindre mon armée Parthes qui pourraient matcher celle de Cassandre.

A suivre...

vendredi 11 mars 2016

[CR] GETTYSBURG : des confédérés un peu trop timorés.

Il y a quelques temps, j'ai poussé des pions avec Benoît à "la bonne pioche" à Orléans autour du jeu Gettysburg (125th Anniversary Edition) d'Avalon Hill. Cela faisait quelques temps que je lui avais proposé de rejouer la première journée de la célèbre bataille de Gettysburg. J'avais beaucoup apprécié le wargame lors de mes parties de découvertes, je me devais de le faire décoouvrir à Benoît.


Une carte issue du Wiki de la bataille.

D'un commun accord, nous avions décidé que Benoît jouerais l'armée du Potomac du général Meade (les unionistes) et que je prendrais l'armée de Virginie du Nord du général Lee (les confédérés).

Nous avons choisi de ne jouer que le premier jour de la bataille, le 1er juillet 1863 car cela nous permettait de jouer environ 1H30 - 2H00 et ainsi d'enchaîner un autre wargame dans la soirée.

Voici quelques photos commentées de notre rencontre :


Notre table de jeu.
Les tables de jeu de la bonne pioche sont de bonne dimension pour poser les cartes de format A3 et les aides de jeu.


L'ordre de bataille des confédérés pour le scénario n°1 (la première journée de la bataille)
L'ordre de bataille des confédérés le 1er juillet 1863 consiste à attendre le tour 2, pour voir l'arrivée d'une unité d'infanterie (Heth) et d'artillerie viendra renforcer le dispositif sudiste. En fait, les unités arrivent régulièrement et presque tous les tours de la première journée pour le confédérés (sauf le tour 7).

La répartition du nombre d'unités par type est la suivantes :
- infanterie : 8 unités (40 points de force) soit une moyenne de 5 PF par unité.
- cavalerie : 1 unité (1 point de force) soit une moyenne de 1 PF par unité.
- artillerie : 4 unités  (7 points de force) soit une moyenne de 1,75 PF par unité.
Soit un total de 13 unités pour 48 PF soit une moyenne de 3,7 PF par unité.


L'ordre de bataille de l'Union.

L'ordre de bataille des nordistes le 1er juillet 1863 consiste avant le premier tour dans la présence de 3 unités (sur la carte) avec 2 généraux.

La répartition du nombre d'unités par type est la suivantes :
- infanterie : 15 unités (42 points de force) soit une moyenne de 2,8 PF par unité.
- cavalerie : 2 unités (2 point de force) soit une moyenne de 1 PF par unité.
- artillerie : 8 unités  (8 points de force) soit une moyenne de 1 PF par unité.
Soit un total de 25 unités pour 52 PF soit une moyenne de 2,08 PF par unité.

La comparaison des unités montre que les confédérés ont moins de troupes mais de meilleurs valeurs de combat (en moyenne 3,7 contre 2 pour les nordistes). L'infanterie sudistes est deux fois moins nombreuses le premier jour que celle du nord mais elle est deux fois plus forte. L'artillerie sudiste est aussi plus forte mais moins nombreuse que celle de l'union.

Pour gagner le confédéré doit avoir 2 fois plus de points de victoire que l'union. Les PV sont donnés par des hexs d'objectifs et l'élimination d'unités adverses rapporte le nombre de PF de l'unité à plein régime et seulement 1 PV si l'unité est retournée à la fin du 8e tour.

Bref, avec de tels ratios pour gagner le premier jour de la bataille le sudiste doit taper très fort sur l'unioniste avant qu'il ne se renforce au tour 8 où il touchera plus de la moitié de ses forces du 1er jour. Le confédéré possédera lui de sont coté 11 unité sur 13 avant le 8e tour. 

Avec une telle connaissance des forces en présences dans l'ordre de bataille proposé dans ce jeu, le plan de bataille pour l'union est d'attaquer très fort et rapidement pour conquérir les hexs d'objectif situés à Cemetery hill (5 points), Culp'S hill (3 points) et l'hex I11 (3 points). Ce dernier est trop loin à atteindre pour le premier jour pour le sudiste : Little round top (5 points). Donc, sauf à prendre tous les objectifs sauf Little round Top (soit 11 PV contre 5 PV à l'union), ce qui est peu probable tant l'hex I11 est un peu trop loin pour le confédéré le premier jour, celui doit donc infliger un différentiel de pertes d'au moins 8 PV pour gagner le scénario du premier jour (soit 8 PV d'objectifs chacun et donc 8 PV d'élimination à réaliser par le sudiste sans perdre lui même d'unité).

Alors voici le déroulement de notre partie :


La situation initiale.
Le premier tour Benoît et ses Nordistes sont bien positionnés sur Gettysburg et sur la route d'Emmistsburg à proximité du fameux "Peach Orchard".


La cavalerie de Davis tient Gettysburg.


La cavalerie Nordiste est en avant garde !

Au 2e tour, mes unités confédérés entrent enfin en scène coté nord-est de la carte le long de la voie de chemin de fer inachevée. Par contre entre temps les unionistes ont reculé leur force en arrière de Cemetery Hill, s'agit-il d'un coup tactique de Benoît ?



La situation au début du tour n°2.
Pour le coup, je décide de vite occuper Gettysburg laissé vide de troupe Nordiste.


Les renforts de l'union arrivent en force.

Le début du deuxième tour pour l'union voit ses renforts arriver soit 4 unités d'infanteries et 2 d'artilleries sur la route menant à Gettysburg en provenance d'Emmisburg Road.



Les armées se font face !

Nos troupes se font face avec Cemetery Hill entre les deux camps. A ce moment de la partie, je suis clairement en retard sur le plan de marche ! Benoit a 5 PV et moi 3.

Le troisième tours me donne deux unités de renforts contre 1 seule pour Benoît qui avance son aile gauche vers Seminary Ridge et maintien sa cavalerie sur son aile droite. De mon coté j'avance prudemment, trop même vers le centre adverse à la fin du 4e tour.


Je contrôle Cemetry hill soit 5 PV !


Le 5e tour me donne deux unités d'infanteries en renfort que je décide d'envoyer sur mon aile droite au dessus de la rivière Willoughby Run pour contourner et surprendre l'aile gauche de Benoît.


Benoit a intelligemment reculé son armée !


5e tour, je vais taquiner l'aile gauche Nordiste avec des unités d'infanteries fraiches.
Le premier combat s'engage entre Doubleday (Inf. 3 PF) et Mc Intoch (Art. 2 PF). Avec un 9 au dé contre un 3 pour Benoît, le différentiel est de 5 en sa défaveur entraînant un dégât à attribuer à Doubleday.


Mc Intoch a ébranlé l'unité Doubleday.

A la fin du 5e tour je contrôle 6 hex d'objectifs pour 11 PV et j'ai 1 PV pour l'unité Doubleday endommagée. Benoît a de son coté 5 PV pour le contrôle de l'hex Little Round Top. A cet instant je domine la bataille, mais pour combien de temps encore ? il reste 3 tour à tenir pour moi !


Fin de 6e tour, je contrôle toujours la situation !


La situation en gros plan sur l'aile gauche nordiste.
Au 7e tour j'essaye d'envelopper les unités trop avancées de l'aile gauche nordiste pour tenter de les détruire. Des combats féroces vont s'engager entre des forces regroupées de la confédération grâce à la présence de généraux permettant l’empilement de 2 unités par hex.


Des combats font rage du coté de Seminary ridge.

Je décide donc d'attaquer l'unité endommagée de Doubleday (inf. 2 PF) avec les unités Dance (art. 2 PF) et Johnson (inf. 4 PF). Je fais un 5 au dé contre un 1 pour Benoit entraînant l'élimination de l'unité Doubleday (soit 3 PV pour moi).


Les nordistes sont repoussé sur leu aile gauche.

Un deuxième combat s'engage au même lieu entre les unités sudistes d'Anderson (inf. 5 PF) appuyé de l'unité Early (inf. 5 PF) et les unités nordiste de Barlow (inf. 2 PF) et Robinson (inf. 2 PF) soit 10 contre 4 PF. Je vais réaliser un 10 au dé contre 5 à Benoit entraînant cette fois-ci une élimination directe (Robinson choisi par Benoit).

Au centre à Cemetery Ridge le nordiste essaye de reprendre des hex d'objectifs en envoyant au combat les unités Barlow (inf. 2 PF) + Muhlenburg (art. 1 PF) contre celles de Jenkins (cav. 1 PF). Avec le jeu des bonus de contrôle d'une colline et un résultat au dé de 1, le sudiste obtient le chiffre de 4 en facteur de combat contre 9 (6 au dé + 3 PF) au nordiste. Le différentiel est de 5 entraînant un dégât à attribué à l'unité Jenkins.


Le nordiste attaque au centre vers Gettysburg !
Un dernier combat à lieu au centre au 8e tour entre les unités sudistes de Rodes (inf. 6 PF) + Pender (inf. 4 PF) et Jenkins (cav. 1 PF) + Heth (inf. 5 PF) soit un total de 16 PF contre les unités nordistes de Barlow (inf. 2 PF) + Muhlenburg (art. 1 PF) soit un total de 3 PF. Le sudiste réalise un 2 au dé pour un total de 18 en facteurs de combat. Le nordiste jette un 10 qui additionné au 3 PF donne 13 en facteurs de combat. Le différentiel est de 5 en faveur du sudiste entraînant un dégât à attribué à une des unités nordistes. Benoît décide d'éliminer l'unité Barlow (2 PV).


L'unité Barlow est éliminée.
Le 8e tour est le dernier, en suite des combats engagés par le sudiste est victorieusement conclus, le nordiste décide d'aller occuper l'hex I11 lui donnant 3 PV ce qui devrait compter dans le décompte final des points de victoire.


Fin de partie, Benoît occupe l'hex I11 : 3 PV supplémentaires pour le nordiste.


La première journée se termine, les états majors vont compter leur pertes.
Le décompte final donne les scores suivants :

Pour le nordiste, 8 PV d'objectifs sont obtenus (5 pour Little Round Top et 3 pour l'hex I11), auxquels s'ajoutent 2 PV pour l'élimination de l'unité McIntoch (Art.) et 1 PV pour une unité endommagée des sudistes, soit un total de 11 PV. Pour gagner, le confédéré doit marquer le double de ces points soit 22 PV.

Le décompte sudiste donne : 8 PV pour le contrôles des hex d'objectif de Cemetery Hill (5 PV) et 3 PV pour Culp's hill, auxquels s'ajoutent 5 PV pour l'élimination des unités Robinson et Barlow et enfin 1 PV supplémentaire pour une unité nordiste endommagée, soit un total de 14 PV. 

Le Sudiste perd le scénario des combats du premier jour de la bataille de Gettysburg. Bravo, bien joué Benoît. 


Conclusion :

Je n'ai pas attaqué suffisamment rapidement les unités nordistes de Benoît qui habilement a reculé ses unités dés le début de la partie. Il a compris l'enjeu de ce scénario, contrôler les hexs de Little Round Top et celui en I11. A partir de là, difficile pour le nordiste de marquer 8 PV en éliminant entre 4 et 6 unités adverses. Benoit a très bien joué et vite compris la stratégie a adopter pour ne pas perdre. Ce fut une partie très intéressante à jouer et que j'espère rejouer mais cette fois-ci sur les 3 jours de la bataille !


C'est la fin de la première journée.

To be continued .....