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La bataille d'Issos (334 av.J.-C) entre Alexandre le Grand et Darius III (mosaïque romaine découverte à Pompéi).

dimanche 5 février 2017

[DBA] Vikings contre Samouraïs, un affrontement qui tourne à l'avantage des guerriers nordiques !

Au mois de janvier 2017, j'ai eu la chance de pouvoir jouer plusieurs parties de DBA en une seule et unique soirée. Après deux défaites douloureuses, j'ai enfin connu le bout du tunnel en affrontant les samouraïs (pour leur première sortie) de Cassandre avec mes vikings décidément toujours aussi teigneux !

Le terrain de jeu avant choix des bords de déploiement.

Cassandre ayant gagné l'initiative a décidé de bien "pourrir" le terrain de jeu et a posé outre une route et une rivière, une colline difficile, histoire de bien me compliquer la tâche ! Heureusement, dans un éclair de lucidité, je décidais de retourner le terrain afin de me garder la colline de mon coté avant que mon adversaire ne commence à déployer ses unités.

Les deux armées sont déployées.

Avec une armée de vikings composée de 11 plaquettes de lames et une de bande guerrière, je disposais d'une très bonne force de frappe contre des piétons et seul des bandes guerrières adverses pouvaient réellement me poser problème. Hors Cassandre n'en disposais pas. Il alignait des lames, des archers et surtout des piquiers (qui lorsque soutenus par d'autres piquiers donnent un +3 au combat). J'étais assez confiant à condition que mon rusé adversaire ne me sorte pas une stratégie sortie de nulle part.


Le camp viking !

Mon camp était défendu par la vache sacrée ou plutôt le taureau "aillé" d'oncle Benz, que pouvait-il m'arriver ?

Une colonne de viking prête à se déplacer rapidement sur la route !

Le général Samouraïs et les lames prêtes au combat.

Les unités de piquiers japonais.

Vue du ciel, les deux armées se font face.

L'initiative appartenant à Cassandre, il envoya rapidement ses piquiers prendre possession du pont sur la rivière, histoire de m'en interdire l’accès.


Les lames vikings vont défier du regard les piquiers japonais.

Les premiers mouvements des armées les amènent à proximité de la rivière.
Mais qui va la traverser en premier.

Les vikings prennent l'initiative de passer la rivière pour affronter les samouraïs adverses.

La rivière sera considérée comme un ruisseau sans fond.
Aucune entrave ne va peser sur les armées pour passer l’élément de rivière.
Enfin normalement d'après la règle.

Cassandre qui n'avait pas du faire attention au jet de dé pour connaitre le statut de la rivière considéra qu'elle était difficile, imposant le passage en colonne pour toute armée décidée à la traverser. Bref, cela ne m’arrangeait pas mais pour gagner il faut savoir contrer les éléments défavorables. En fait, je venais de me rendre compte que la rivière venait de subir une crue subite et terrible.


Cassandre dirige ses piquiers en arrière du pont vers mon flanc gauche !
Voudrait-il traverser la rivière et tenter une prise de flanc ?

Je déploie alors mes lames en face du pont pour lui montrer que le passage ne sera pas aisé.

Pendant ce temps là, je fais traverser enfin la rivière à mon corps principal
et je suis prêt à en découdre rapidement.

Mais la ligne de lames japonaises est quand même bien costaude !

L’affrontement décisif approche, les lignes ennemies se font face.
Les guerriers se jaugent du regard, malheur à celui qui baissera les yeux en premier.

Cassandre étend sa ligne d'attaque au maximum.
Voudrait-il tenter un enveloppement ?

J'en fais de même histoire de lui montrer que je ne m'en laisse pas compter !

C'est l'affrontement attendu, qui va dominer cette bataille ?

La première attaque au corps à corps et l'occasion de tester nos forces respectives et notre veine au dé ! A ce petit jeu là, je perds ma première unité dans cet affrontement !


Je perds ma seule unité de bande guerrière qui pouvait détruire "au simple" les lames adverses.
Dommage pour moi, j'avais bon espoir d'enfoncer la ligne adverse avec cette unité.


Cassandre décide aussitôt de porter le surnombre sur mon flanc droit
en rapatriant deux unités de piquiers.

Je reconstitue ma ligne de lames et repars au combat
bien résolu cette fois-ci à détruire du samouraïs.

Et la déesse de la chance au dé me sourit enfin, m'aidant à détruire deux unité adverses,
et surtout brisant le front adverse.

A ce moment de la partie, je sens que les choses tournent enfin en ma faveur mais il me revient de bien exploiter la brèche pour terminer la partie promptement. Mais c'est sans compter sur le fin stratège qu'est Cassandre.


Cassandre essaye de ramener rapidement ses piquiers sur son flanc gauche,
mais en aura-t-il le temps ?
Cassandre ayant senti le danger pour son général, il le recule promptement pour lui éviter une fin tragique
qui sonnerait la fin de la partie (le général vaut deux points de victoire une fois éliminé).

De mon coté, je "colle à la culotte" les lames adverses pour qu'elles ne puissent respirer !

Petit à petit je repousse les lames japonaises et j'attends le moment
où j'aurais suffisamment de points d'initiatives pour envelopper la ligne adverse.

Mais Cassandre réussi à reconstituer contre toute attente une ligne de front.
Je dois tout recommencer de zéro (mais je n'ai plus que deux unités à éliminer).

Je réussi à contrer l'attaque de Cassandre et à repousser ses lames.

Avec les quelques points d'initiatives obtenus, je reforme moi aussi une ligne d'attaque
afin d'éviter les prises de flancs et autres débords.

Je repousse encore l'attaque générale de Cassandre
que je sens de plus en plus dépité par la tournure que prend cette partie.

Dans une ultime tentative de finir la partie Cassandre envoie son général au combat
et lance toute ses forces dans l'affrontement décisif !

Fin de partie, le combat ma permit de détruire deux unités japonaises supplémentaires.


Cette ultime combat a tourné en ma faveur avec un peu de chance (beaucoup me dirait Cassandre) au dé. Je détruis coup sur coup deux unités dont une d'archers ! Fin de partie avec quatre unités de samouraïs perdus contre une de viking, je gagne cet affrontement anachronique.


Bilan :

Que retenir de cette partie ? Et bien pour une fois j'ai réussi à me sortir du piège de la gestion du terrain inconnu. C'était la première fois que je jouais une route croisant une rivière et son passage aurait du me causer beaucoup de soucis. Mais Cassandre ne m'attendant pas sur les berges de celle-ci, il m'a laissé l'opportunité de déployer mes vikings une fois franchi l'obstacle. 

Ensuite, j'ai visé au maximum son unité d'archer située au centre de son dispositif (sur son flanc gauche) car c'était son unité la plus faible. Avec beaucoup de chance j'ai réussi à l'éliminer et ensuite Cassandre dans une manœuvre de dernière minute a réussi à reformer un front mais qui n'a pas tenu face l'engagement de mes féroces vikings.

Donc, j'ai enfin connu la victoire à DBA en janvier 2017 mais ce ne fut pas une partie de tout repos ! Les samouraïs sont de redoutables adversaires et heureusement que je n'ai pas eu à faire aux piquiers car la tournure de la partie aurait pu être bien différente.

Et oui, le pont aura focalisé bien des unités pour rien !

A suivre...

lundi 23 janvier 2017

[DBA] Un babar ça trompe énomement !

Ce qui est bien avec la règle De Bellis Antiquitatis en version 3, c'est que l'on peut jouer plusieurs parties dans une soirée et varier les stratégies au gré des armées et des jets de dés.

J'avais commencé par une défaite retentissante lors de la première partie de la campagne PUNICA (6 /0) sur la bataille de la Trébie et j'avais hâte de rejouer mais cette fois-ci avec un placement libre des unités ce qui me laisserait l'opportunité de décider de ma stratégie.



L'aile droite de l'armée Carthaginoise.


Lorsque Cassandre m'a proposé de nous affronter avec le choix des armes, j'ai alors choisi mes bourreaux de la partie précédente : les carthaginois pour essayer de comprendre comment elle manœuvre sur le champ de bataille et connaitre ses points forts et ses points faibles !

Donc, voici un petit compte rendu illustré de cette bataille entre Carthaginois et romains Polybe joués par Cassandre qui aurait pu se situé lors de la deuxième guerre punique entre Rome et Carthage :


Le déploiement des armées avec une BUA au centre !

Cassandre est un joueur expérimenté, aussi lorsqu'il gagna l'initiative, il plaça une "jolie" BUA (Build-Up Aera) ou aire construite au centre de la table, instinctivement je savais que cela allait rendre ma tâche plus compliquée pour l'emporter. Je n'avais jamais joué avec ce type d'élément, du coup ne connaissant pas du tout  son fonctionnement, je l'ai évité et j'ai coupé mon armée en deux dès mes premiers mouvements.


Mon déploiement est classiquement en ligne, lorsque Cassandre choisi un front restreint
et renforcé sur son ail droite !

Les déploiements : vue du coté Romain.

L’élément de terrain difficile de forêt est situé au bout de l'aile droite romaine.

Cassandre ayant gagné l'initiative, joue en premier,
et vient rapidement occuper la BUA avec ses troupes !

Mon plan de bataille était de menacer rapidement le flanc droit de l'armée romaine en déplaçant mes psilètes dans la forêt derrière le BUA. La forêt donne un bonus de défense au psilète contre la plupart des unités (sauf les psilètes, auxiliaires, bandes guerrières et archers) qui l'attaquent au corps à corps (en fait pour être précis il s'agit d'un malus de -2 pour l'unité attaquant l'unité de psilète).


Je réplique en scindant en deux mon armée et emmène une unité de psiloi
dans la forêt adverse dés le premier tour (double mouvement autorisé s'il fini en terrain difficile) !

Cassandre élimine rapidement mes psilètes dans les bois !

Je me sens confiant avec mon éléphant sur mon aile droite,
mais qu'il est dur à manœuvrer (il ponctionne 2 points de PIP par tour pour bouger !).

Mon idée était de venir sur le flanc gauche adverse avec mes unités montées et de le  menacer et pourquoi pas en cas de réussite tenter un enveloppement en suivant !


Je tente ma chance sur l'aile gauche des romains en envoyant la cavalerie !
J'espère tourner la ligne adverse qui est pas trop défendu sur l'aile gauche.

Mais souvent les meilleurs plans ne résistent pas à des jets de dés calamiteux (ou "tout pourris" comme le dirait Cassandre) au moment ou il faudrait quelques points d'initiative pour réaliser le mouvement idéal !


Mais le peu de point d'initiative me contraint à choisir entre attaquer à droite ou
soutenir mon unité d’éléphant qui était menacée d'enveloppement.

Je choisi de soutenir mon "babar" avec des bandes guerrières et de la cavalerie
(mais n'est-ce pas trop léger comme soutient cela ?)

Ma manœuvre d'enveloppement tombée aux oubliettes faute de points d'initiative suffisants, je me décidais à protéger mon Babar et reposait toute ma stratégie sur un combat frontal entre bandes guerrières gauloises, éléphants et cavalerie contre lames romaines adverses.


Cassandre à bien vu l'opportunité de me déborder sur mon flanc gauche,
c'est le début des ennuis en cas de mauvais jets de dés pour moi !

Dans ce genre de combat, il faut un peu de chance pour compenser un mauvais placement. Mais le recul impossible de mes bandes guerrières sonna le début de la fin et ma cavalerie décida de jeter l'éponge ! Alors quand cela se passe comme cela, il faut prendre son mal en patience et attendre que les dieux de la guerre vous soient plus favorable une prochaine fois !


Et bien ce qui devait arriver arriva, mes bandes guerrières forcées au recul sont éliminées,
et mon unité de cavalerie en scorant un chiffre minable se fait promptement occire !

4 à 0, la messe est dite...mon" babar" est toujours vivant pour constater cette déroute.
Mes pertes carthaginoises : une unité de psilète, deux de bande guerrière et une de cavalerie !

Conclusion :

J'ai perdu rapidement cette partie, mais j'ai appris le fonctionnement de l'unité d’éléphant qui coute 2 points d'initiative après le premier tour pour bouger et qui élimine ses amis situé derrière lui lorsqu'il est contraint au recul. C'est un panzer mais avec lequel il ne faut pas mettre la marche arrière ! Donc, un éléphant cela trompe l'adversaire mais aussi son possesseur sur ces réelles capacités... En fait, soit en attaque on fonce en le soutenant soit en défense c'est un élément qui sert de point de fixation.

Par ailleurs, de l’aveu de mon partenaire, je l'ai un peu embêté avec mon double mouvements de psilète vers le terrain difficile ! J'ai un peu gelé son aile droite dans l'histoire mais pour le coup, j'ai trop mobilisé d'unités en face sans agir !

J'ai eu l'occasion de créer un grand danger en tentant de contourner l'aile gauche de Cassandre, mais un manque de point d'initiative au moment crucial où j'allais déclencher l'attaque m'a obligé à jouer la prudence. 

Bref, encore une partie agréable avec Cassandre qui gonflé par cette victoire rapide me proposa ensuite d’affronter ses fameux Samouraïs sortis de la cabine de peinture ! Mais là se fut une autre histoire ...

Mon aile gauche est resté bien trop tranquille, dommage !

A suivre ...

samedi 21 janvier 2017

[OTB] Rising Eagles, la bataille d'Austerlitz du 2 décembre 1805.

Le second opus de la série "Aigles de France" conçu par Walter Wejdovsky et développé par Vincent Gérard et Matthieu Karrer et publié par Hexasim porte sur la très célèbre bataille d'Austerlitz du 2 décembre 1805. J'ai eu l'occasion de pré-commander ce wargame il y a quelques temps et c'est avec beaucoup d'impatience que j'ai attendu son arrivée après noël 2016, mais l'attente en vallait-elle la chandelle ?





J'avais particulièrement apprécié Fallen Eagles sur la bataille de Waterloo du même auteur et c'est avec beaucoup de plaisir que j'ai retrouvé la bataille d'Austerlitz traité avec le même système de jeu (phase d'ordre, phase d'activation alternée, phase de fin de tour) qui prend notamment en compte le potentiel des unités de tête pour la résolution des dégâts en suite de combat etc... bref, je n'entre pas plus avant dans les règles. Une présentation détaillée de celle-ci est consultable ici sur le site de Boardgamegeek et les règles sont ici sur le site d'Hesaxim.

Bref, passons à l'ouverture de la boîte en photos.

Les deux magnifiques cartes de la batailles d'Austerlitz signées Rick Barber :

Les deux cartes pour jouer la bataille d'Austerlitz.

Un zoom sur le plateau du Pratzen.

Les fameuses villes de Telnitz et Sokolnitz.

Les forêts dessinées par Rick Barber : magnifiques !

Détail sur la ville d'Austerlitz située à l'est de la deuxième carte !

 Les composants du jeu : les cartes et pions.

Les paquets de cartes des Français et coalisés.

Les pions de troupes françaises.

Le Ve corps de Lannes et les marqueurs de jeu.

Les forces russes.

Détail sur les généraux Russes.
 

Les forces autrichiennes.


L'empereur et Bessières.


Lannes à la tête du 5er corps d'armée de l'empereur.

 Les livrets de règles, scénarios et les aides de jeu :

Le livret de règles et celui pour les 4 scénarios.

Détail du livret de règles.

Les règles aérées.
 
Les cartes de repérages des ordres géographiques et les ordres de bataille.

Les aides de jeu et descriptifs des pions.

La cartes pour aider à la distributions des ordres.

Les tours de jeu et les conditions de mort subite.

L'aide de jeu sur les caractéristiques du terrain.

La table de combat et de mêlée;
Les cartes des 3 scénarios (en dehors de la bataille) :


Le premier scénario : La résistance de Davout au Sud. La bataille pour Telnitz et Sokolnitz.

La carte du 1er scénario verso d'une des cartes de la bataille principale.

Le scénario n°2 : Le choc du nord (Bagration, Lannes et Murat)

La maison de poste. Les graphisme de Rick Barber mettent bien dans l’ambiance.

Le troisième scénario : La grande percée de Soult et la bataille des gardes.

Conclusion :

J'apprécie tout particulièrement les graphismes de Rick barber aussi Rising Eagles est un nouvel opus graphiquement réussi de la règles les aigles de France. Les pions sont toujours aussi magnifiques avec leurs couleurs bien choisies. 

Les scénarios introductifs à la bataille principale sont bien trouvés et doivent permettre de se familiariser tranquillement avec le système de jeu qui n'est pas très compliqué en soi. Le brouillard de guerre est aussi bien rendu dans une certaine mesure avec la mise en place de pions leurres permettant de tromper l'ennemi de ses véritables intentions.

Bref, un wargames français produit en Europe avec de superbes graphismes, que demander de mieux ?

J'apporterais juste un bémol au niveau des lignes d’élévation qui ne sont pas assez marquées (il faut de bons yeux pour distinguer rapidement les différences de niveau). Mais il n'y a rien de rédhibitoire pour jouer, il suffit de trouver une différence de niveau marquée puis de la suivre jusqu'au lieu posant problème !


Napoléon et Bessières.


Donc, je recommande particulièrement ce wargame pour les aficionados de l'épopée napoléonienne et cette célèbre victoire de l'empereur des français et magnifiée grâce au travail de conception de Walter Wejdovsky et Vincent Gérard. Bravo à eux...

A suivre...