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La bataille d'Issos (334 av.J.-C) entre Alexandre le Grand et Darius III (mosaïque romaine découverte à Pompéi).

lundi 23 mai 2016

[Open The Box] Waterloo 1815 - La campagne de Belgique (Tilsit Editions 1996).

J'ai acquis il y a quelques mois déjà, grâce à Bertrand, un wargame assez ancien intitulé "Waterloo 1815" aux éditions Tilsit. Étant passionné par l'épopée napoléonienne je me devait d'avoir dans ma collection un jeu grand tactique sur la campagne de Belgique permettant de rejouer les batailles de Ligny, Quatre-bras, Wavre et Waterloo. Comme bientôt arrive le joli mois de juin qui marquera les 201 ans de la bataille de Waterloo, c'est l'occasion de présenter ce wargame traduit en français qui retrace la campagne de Belgique de l'Empereur.

La couverture de la boite Tilsit.

L'auteur du système n'est autre que Ed Wimble et le graphiste des cartes et pions : Rick Barber. A l'origine il s'agit d'un jeu de Clash of Arms "L'armée du Nord" publié en 1993 qui a été traduit en français et publié en 1996 par Tilsit sous le nom de Waterloo 1815. L'auteur des règles Ed Wimble est spécialisé dans la conception de wargames napoléoniens tels "la bataille du Mont saint jean", "Ligny", "Lützen" et pour le plus récent la bataille de Dresde (2015). Quant au graphiste, Rick Barber, il produit des cartes à la main (à l'ancienne) de toute beauté et les trois cartes de Waterloo 1815 sont vraiment magnifiques, jugez-en plutôt :


Charleroi et les environs.
Détail d'une des cartes centrée sur le carrefour des Quatre-Bras.
Le champ de bataille de Waterloo.
La légende des cartes et la piste des tours de jeu.


Les pions et marqueurs sont relativement petits (pince indispensable pour les manipuler) mais sont de bonne facture.


Un panel des pions et marqueurs qui mesurent environ 12 mm de coté.

Pour le reste du matériel on retrouve une règle de jeu en noir et blanc de 16 pages avec quelques exemples de jeu sur certains points de règles. Il contient également 2 scénarios : le premier Ligny et Les Quatre Bras et le second Waterloo et Wavre, et la campagne complète.

Un extrait de la règle de jeu.
Le détail des pions et leurs caractéristiques.


La boite contient 3 ordres de bataille permettant les déploiements des troupes selon le scénario choisi. Au dessus de chaque pion sur l'ordre de bataille on retrouve 3 bandes correspondantes aux trois scénarios avec de haut en bas : Ligny/Quatre Bras, Waterloo/Wavre et enfin la campagne complète :


Les ordres de bataille des Anglo-Hollandais.

Les ordres de bataille des Prussiens.

Les ordres de bataille des Français.

A coté des ordres de batailles, il est fourni un tableau des déplacements hors-carte, le TDHC qui permet de placer des troupes en dehors des cartes sur une piste reprenant la ville de départ des unités. L'intérêt pour les joueurs est de bien choisir la piste contenant la ville de déploiement initial qui peut permettre à l'unité de rallier le reste des troupes en un nombre de tours variables selon l'hexagone d'entré choisi. 


Les villes de départ des unités hors cartes sont présentes sur plusieurs pistes.
Chacune des pistes permet une entrée sur un hexagone différent de la carte.

Enfin, pour terminer cette présentation du matériel, la boite contient des aides de jeu : table des combats, table des charges de cavalerie, table des bombardements, table des modificateurs de terrain et un tableau des pertes de moral.

Les tables de combat, de charge et bombardement.
La table des modificateur de terrain.

Le tableau des pertes de moral.

Les règles :

Le tour de jeu, qui représente 2 heures environ de la bataille, est composé de plusieurs phases  : pré-phase d'ordre, de réorganisation et désengagement (spécifiques aux règles de campagne), phase de commandement, de déplacement sur la carte (limité pour les unités non commandées), déplacement hors carte (pour les anglo-Hollandais et Prussiens) et phase de combat (résolution des bombardements, des attaques de cavalerie et d’infanterie et des attaques de rupture). Enfin, il y a une post-phase où à la fin de chaque tour de jeu comprenant une phase d'ordre (un tour d'ordres) les pertes sont comptabilisées et le tableau des pertes de moral est mis à jour. Les joueurs jouent dans l'ordre suivant : Anglo-Hollandais, puis Français et enfin Prussien.




Scénario Ligny : les corps de Pajol, Exelmans et Vandamme
avec Grouchy ax commandes.
Les points particuliers de la règle concernent notamment les déplacements facilités sur les routes à condition d'adopter une formation spéciale dite "colonne de route" où l'empilement des unités n'est pas possible. Les limites d'empilement sont de douze points de capacité de combat (1 PCC égale à 1000 hommes pour l’infanterie, 500 cavaliers et 1 batterie d'artillerie). Les zones d'influences ne sont générées que par la cavalerie (les 6 hexs autour de l'unité) et oblige toute unité prise dans cette zone à stopper son mouvement ou celles déjà présente ne peuvent se déplacer.

Les combats ne sont possibles qu'entre unités adjacentes, les capacités de combats de toutes les unités participantes au combat sont additionnées et comparées pour donner un rapport de force. La table des combats permet une fois ce rapport connu et un jet de dé 6 modifié effectué de connaitre le résultat de la confrontation. Les modificateurs possibles au résultat du D6 sont le différentiel de moral entre les unités, la nature du terrain du défenseur (bois, ville, ferme fortifiée etc.), si l'attaquant emprunte un pont sur une rivière et les attaques ou défenses combinées. Les résultats vont de la perte de 2 unités (ou 1 unité perdue et 1 recul d'1 hex, ou recul de 2 hex sans perte), d'une unité, l'échange (les deux camps perdent 1 unité et restent sur place), l'échange plus la relance du dé, l'échange plus relance mais avec échange des rôles d'attaquant et de défenseur. Ici le différentiel de moral est donc très important car plus le rapport de force et le différentiel de moral est en faveur de l'attaquant plus les chances de pertes pour le défenseur seront importantes.


Le carrefour des Quatres Bras et le déploiement initial des unités.

Les unités prennent donc des pas de pertes matérialisés par des marqueurs avec des chiffres. Lors des prochains combats il faudra tenir compte des marqueurs de pertes et les soustraire des points de capacité de combat. Au fur et à mesure des combats les unités vont donc avoir 1 marqueur de pertes (du bon chiffre) qui vont les accompagner. L'avance après combat n'est pas obligatoire mais si le joueur désir avancer il devra tester le moral de l'unité qui avance (1D6 inférieur ou égal au moral de l'unité).

La démoralisation des corps d'armée est un élément très important du jeu car celle-ci va entrainer des limitations dans le déplacement des unités et une baisse de la valeur de moral de chaque unité du corps. Le tableau des pertes de moral permet de suivre l'atteinte des seuils de démoralisation pour chaque corps des différents belligérants et aussi le seuil de destruction des différents corps d'armée. Une armée sera détruite ainsi si la somme des pertes atteint 124 pour les français, 92 pour les prussiens et 75 pour les Anglo-hollandais.

Le petit Corse est à Charleroi au début du scénario Ligny/Quatre Bras.

Le facteur de commandement est géré par le jeu avec un système de chaine de commandement passant par le général d'armée (ex. Napoléon), au général de corps d'armée (ex. D'Erlon 1er corps) jusqu'aux unités (ex : Quiot, Donzelot, Marcognet,Durutte, Jacquinot et DeSalès). Les généraux d'armée et de corps d'armée ont une zone de commandement de deux hexagones, au delà les unités et néraux ne sont plus commandés entrainant les pénalités suivantes : le déplacement est possible mais le contact d'unités adjacentes ennemies impossibles, la charge de cavalerie est interdite, l'attaque d'unités ennemies déjà adjacentes est impossible. A noter que la chaîne de commandement est vérifiée avant la phase de mouvement, ce qui n'interdit pas de combattre ensuite en étant hors de la zone de commandement de son général. 

Conclusion :

Les règles n'ont pas l'air très compliquées dans l'ensemble. Sans doute les phases de vérification de la chaine de commandement et de la résolution des combats (avec le calcul des facteurs de moral) sont les points qui semblent légèrement plus ardue. 

Le temps de jeu pour jouer les scénarios est quant même assez conséquent étant donné le nombre d'unités à manipuler, surtout au début pour le français qui dispose de toutes ses unités sur les cartes et ensuite pour l'Anglo-Hollandais qui a beaucoup d'unités sur le tableau des déplacements hors cartes pour le scénario Ligny/quatre bras par exemple. Mais quel plaisir ludique de placer les unités et d'imaginer une stratégie cohérente pour essayer de surprendre son adversaire. 

J'espère prochainement pouvoir réaliser une partie sur un des scénarios proposés par les règles avec Bertrand grand fan des batailles napoléonienne s'il en est.

Les Quatre Bras, vue du coté anglais avec Ney en haut de l'image.
A suivre un article sur le set-up initial du scénario Ligny/Quatre Bras... 

A bientôt. 

mardi 17 mai 2016

[DBA] Les Vikings prennent la raclée contre l'armée Seleucide de Démétrios 1er Nicator !

Les vikings continuent leurs voyage dans le temps et l'espace grâce au docteur Who et cette fois-ci ils se retrouvent sur le champs de bataille opposé au roi Démetrios 1er Nicator et son armée Séleucide.

Ajouter une légende
 Un peu d'histoire sur l'empire Séleucide, grâce à la fiche wikipédia :
"Les Séleucides sont une dynastie hellénistique issue de Séleucos, l'un des diadoques d'Alexandre le Grand, qui constitue un empire syro-iranien formé de la majeure partie des territoires orientaux conquis par Alexandre, allant de la Syrie à l'Indus. Le cœur politique de l'empire se situe en Syrie antique. Les Séleucides règnent jusqu'au IIe siècle av. J.-C. sur la Babylonie et la Mésopotamie, dans la continuité des Perses achéménides".



Cette partie est un peu particulière et je vais la relater non pas comme elle s'est déroulée car nous avons commis beaucoup trop d'erreurs (surtout moi) dans les manoeuvres et lesrésultats des combats, qui heureusement n'ont pas changé le résultat final. Je vais donc expliquer rapidement les principaux combats et les résultats qui auraient du se produire (en faveur de Sandchaser). Je dois le confesser, lors de cette partie j'avais déjà la tête ailleurs (ceux qui savent savent !), j'ai clairement manqué de concentration. Bref, voyons comment Sandchaser a anéanti très intelligemment mes vikings. 

Attention, Sandchaser mesure... ça va se jouer au millimètre ou pas !

J'ai gardé des Blades en réserve dans les bois, gare aux psilois qui passeraient par là.

Et bien les Psilois viennent me chercher dans les bois... audacieux ça !
Entre les deux photos, il faut chercher l'erreur ! Et bien les blades en terrain difficile (forêt en l'espèce) ne peuvent avancer qu'en colonne. Hors j'ai les déployé en une seule impulsion (1 PIP en fait) j'aurais du dépenser 3 points d'impulsion pour les mettre en ligne face aux psilètes. A noter que le passage en colonne à partir d'une ligne ne coute qu'un point de PIP.

Une réponse : 3 blades contre 2 psilois, cela devrait suffire normalement.
Normalement, ce genre de combat doit avantager les psilètes avec un -2 pour moi du fait qu'ils soient en bad Going. Mes Blades passent de 5 à 3 contre les piétons et eux sauf débord sont à 2. Au pire ils fuient en cas de résultat au double. Les blades ne tuent pas les psilètes...ils les font fuir (mais s'ils sortent du terrain : ils sont considérés comme éliminés).

Et bien non, je subi des reculs... pas sympas les Séleucides !

Au centre les armée se jauge du regard.

Et Sandchaser, très subtilement exécute un mouvement ... en avant toute :-)

Par contre, très subtilement cette fois-ci il tente une prise de flanc sur mon aile gauche;

Ça y est les deux armées sont au contact, cala va cogner fort !

Et hop, j'ai réussi à éliminer une unité adverse au prix d'une des miennes.
Mais j'ai une ouverture au centre du dispositif adverse.

Du coté des Psilois, progressivement ils sont repousser vers le bord du terrain.
J'ai éliminé un élément adverse...à tort. Les blades ne tuent pas les psilois même au double !

J'ai éliminé un élément de spear sur l'aile gauche de l'armée Séleucide.
Par contre j'ai encore perdu une blade sur mon aile gauche.

Et voici la manœuvre trés habile de Sandchaser qui me coute la partie !
une double prise de flanc sur 4 éléments de blades au contact de 4 éléments de piques.

Contrairement à l'image, je perds en fait les 4 éléments de blade
au centre suite à 2 reculs impossibles.
Conclusion :


J'ai donc perdu cette partie avec 6 unités perdues contre seulement 3 à Sandchaser (résultat a posteriori, car lors de la partie on en était à 4 contre 4 et j'ai concédé). Un élément de psilois n'est pas perdu en fait car il aurait du fuir. Le dernier combats entre Blades et Psiloi conduit à une fuite en dehors du terrain pour le psilois soit une perte en fait. Bref, la victoire est nette et sans bavure pour l'armée Séleucide. 

Sandchaser a particulièrement bien joué cette double prise de flanc que j'avais senti venir une fois que ma ligne de front s'était disloquée. A DBA, il faut être dans le temps et pas à contre temps. J'avais prévu d'envelopper les piques pour les détruire (c'était un quitte ou double) et dans le temps de Sandchaser, il réalise cette enveloppement. Très bien joué... décidément un adversaire que je n'arrive pas à défaire car trop imprévisible pour moi. Mais qu'est-ce que j'apprends à son contact. Merci à toi Sandchaser :-))

Alors, à une prochaine...avec moins de "bourdasses"...

mercredi 11 mai 2016

[J'ai lu] Les Légions Romaines - L'armement à travers mille ans d'histoire.

Ce qui est bien avec les périodes de convalescence c'est qu'on a un peu plus de temps pour bouquiner et essayer de diminuer sa pile d'ouvrages non-lus. Aussi j'ai choisi de me plonger dans la lecture d'un ouvrage m'avait été offert à mon anniversaire et portant sur les légions romaines. 

Les Légions Romaines - L'armement à travers mille ans d'histoire (ed. Gremese)


Le livre que je vais chroniquer portent donc sur les légions romaines et est sous-titré : "L'armement à travers mille ans d'histoire". Il a été publié en 2006 aux éditions GREMESE. 

Afficher l'image d'origine
Légion XXX dite "Ulpia Victrix"

L'auteur est Silvano MATTESINI (né à Arezzo, le 17 Octobre, 1950) est un architecte, historien et écrivain italien. Il est également le président de l'Association culturelle XXX Ulpia Victrix et Archeos, avec laquelle a présenter plusieurs expositions sur l'armement militaire romain. Il a également publié plusieurs livres dans ce domaine (source wikipédia : Silvano MATTESINI) :
- "Gladiators" ed. Ass.Cult. Archeos,
- "Les casques des légions romaines» ed. Archeos,
- "Histoire de l'armement des légions romaines" ed. Archeos,
-  "Dans armis" ed. Arbor Sapientiae,
- "Les légions romaines d'aujourd'hui en Italie» ed. Archeos,
- "Un jour et une nuit dans la Rome des Césars» ed. Archeos,
- "Les grandes batailles des légions romaines» ed. Archeos,
- "excellent Dead in Ancient Rome" ed. Archeos,
- "Le Colisée était une église" (source wikipédia : Silvano MATTESINI).

Casques romains V-IVe siècle av. J.C.

Alors que trouve-t-on dans ce très bel ouvrage de 189 pages : énormément de planches couleurs réalisé par l'auteur reprenant les tuniques militaires portées par les légionnaires romaines au fil des siècles mais aussi des photos en couleur des casques, pectoraux, boucliers, d'armures annelées ou à écailles, jambières etc... 

Boucliers romains II-Ie siècle av. J.C.

La mise en page de l'ouvrage est très agréables. Elle entremêle des textes d'auteur latin de l'époque à des descriptifs d'armement et de leur utilisation. De très nombreuses photos sont présentes de casques de toutes les époques et de tous les types.

Officier IIe siècle ap. J.C.

On trouve également au fil des pages de très belles acryliques réalisées par l'auteur mettant en scène des batailles avec des légionnaires en vedette.

Légionnaires romains VII-IIIe siècle av. J.C.

Enfin l'auteur sur la fin de l'ouvrage propose d'étudier la garde prétorienne sur les bas-reliefs et au cinéma. Il expose les représentation de ces soldats au travers de bas reliefs tel ceux de l'arc de Constantin ou de film tel Ben Hur (de William Wyler en 1959).

Quatrième de couverture.
 Conclusion :

J'ai beaucoup apprécié cet ouvrage pour ce qu'il est une source d'inspiration pour peindre mes troupes romaines pour la règles De Bellis Antiquitatis. L'abondance de dessins, de croquis, de photos d'armement et de soldats est particulièrement remarquable. L'auteur est un véritable connaisseur de l'histoire de l'armée romaine et sait faire partager ses connaissances dans ce domaine. Les très nombreuses citations d'auteurs anciens baignent le lecteur dans une atmosphère antique au fil des pages et pour ma part je m'imaginais mes futures batailles avec mes Romains à DBA !

"Si vis pacem, para bellum"

samedi 7 mai 2016

[DBA] Les Vikings affronte les troupes d'Hélioclès 1er du royaume Greco-bactrien à Demetrias.

La règle De bellis Antiquitatis permet de se faire affronter des armées variées tant en types de troupes qu'en périodes historiques. Et lors de ma dernière partie de DBA au club Orléans Wargames j'ai pu rencontrer la nouvelle armée de Gérald : les Greco-Bactriens (II/36a) datant du IIe siécle Avant JC. Je lui ai opposé mes désormais fameux Vikings (III/40a) "full blades" du 9e siécle après JC (sacré écart historique).


Un imposant éléphant de guerre qui me posera pas mal de soucis;

Avant de vous raconter cette bataille entre les troupes d'Hélioclès 1er et celle des vikings à Demetrias, un rapide petit tour dans l'histoire des royaumes greco-bactriens s'impose. Voilà ce que nous en dit la fiche wikipedia :
"Les royaumes gréco-bactriens sont un ensemble d'États hellénistiques fondés par des souverains grecs implantés en Asie centrale, centrés sur la Bactriane et la Sogdiane. Ils se sont épanouis à partir du milieu du IIIe siècle av. J.-C. dans le milieu des colons Grecs installés dans ces régions depuis la conquête d'Alexandre le Grand, lorsque le satrape Diodote de Bactriane proclame son indépendance vis-à-vis des Séleucides. À leur apogée, vers 180 av. J.-C., les souverains gréco-bactriens dominent également la Tapurie, la Tranxiane, le Ferghana et l'Arachosie. À la suite des premières conquêtes de Démétrios Ier de Bactriane, les Grecs de Bactriane s'implantèrent au sud de l'Hindou Kouch, en Kapisène (région de Begrâm) et dans le Pendjab oriental, où furent fondés des royaumes indo-grecs . La domination de la Bactriane par les Grecs cessa dans le dernier tiers du IIe siècle av. J.-C., victime des invasions de plusieurs peuples nomades, dont les Yuezhi. Des royaumes indo-grecs subsistèrent jusqu'aux débuts de notre ère".

Une carte des royaume Gréco-Bactriens.

Maintenant, la partie qui m'opposa à Gérald fut très serrée quant à son issue et surtout dans son déroulement. L'armée de Gérald contenait deux éléments de chevaliers qui aiment bien s'attaquer aux blades (destruction de ces derniers au simple) et surtout 4 unités de piques qui lorsqu'elles sont soutenues (c'est-à-dire, deux rangs de piques donnent un bonus de +3 à l'unité de tête contre des piétons) donnent un +6 contre mes blades). 

Bref, de prime abord, l’affrontement paraissait déséquilibré car mes blades sont à +5 contre les piétons et +3 contre les montés et surtout ne tuent rien de l'armée d'en face au simple. Alors dans cette partie pour que je puisse l'emporter, une manœuvre bien menée était indispensable. Bon, c'était sans compter avec des jets de PIP pas très favorables.


Le déploiement initial.

Comme très souvent avec les vikings, j'étais l'attaquant (agressivité de 4) et je me suis donc positionné en second en retournant le terrain pour garder de mon coté la "gentle hill" (colline douce). Gérald s'est déployé en formant deux corps d'armée avec d'un coté ses chevaliers sur l'aile gauche et de l'autre coté des piétons et un babar (élephant) sur l'aile droite. 

De mon coté très classiquement avec les vikings qui ont peu d'espace pour s'exprimer au départ, j'ai opté pour un déploiement en U inversé avec un seul corps d'armée mais deux ailes de quatre éléments chacuns. J’espérais avec de bon jets de PIP étendre ma ligne de front pour tenter un enveloppement de l'aile droite de Gérald (celle contenant les piétons). C'était sans compter mes jets de dés d'initiatives assez faiblards au départ.

Gros plan sur l'aile gauche viking en 4 rangs (mais aucun support au combat).

Mon aile gauche en 4 rang et mon chef (drapeau rouge) au centre en haut de l'image.


Les éléments montés de Gérald  sur son aile gauche : Cavalerie et chevalerie.

Les 4 éléments de piques et l’éléphant de guerre de l'aile droite de Gérald.

Le premier mouvement de Gérald a consisté à rapprocher
toute sa ligne de piétons de la mienne.
Les deux armée sont coupées en deux et les combats font rage
entre les blades et l’éléphant de guerre.
Avec un mouvement de cavalerie sur mon aile droite, Gérald m'a crée un point de menace permanent sur mon camp et du coup j'ai été obligé de laisser 6 éléments de blades en arrière. Ce sont autant d’éléments qui n'ont pu soutenir les combats au centre lors des deux premiers tours.

J'ai réussi à former une ligne de combat pour affronter les troupe d'Hélioclès 1er.
Les combats entre les blades et les piques associées à l'éléphant de guerre aboutissent lors des premiers tours à un statu-quo. Il est impossible d'éliminer des piétons à +6 (piques + piques) au double avec un D6 et des blades à +5 contre les piétons. Au mieux, le rapport de force peut donner 11 à 7 pour les blades, se qui entraine seulement un recul des piques. La solution pour gagner ne passe pas par le combat frontal. Il faut briser la ligne adverse et/ou arriver à créer une prise de flanc ou un débord...plus facile à dire qu'à faire face à un très bon joueur.

Les Vikings font faces aux piques d'Hélioclès sans causer de dégat.

Les vikings arrivent à enfoncer le centre adverse à force de mouvement de recul et de poursuite.

L'arrivée au front des chevaliers (3Kn) vont complétement
changer la physionomie de la partie.
Les chevaliers Greco-Bactriens sont clairement une menace pour les blades Vikings. Ils sont tués au simple, c'est-à-dire, en réalisant un score supérieur simplement à ceux des blades. J'ai tenté d'éliminer la menace des cavaliers sur mon flanc droit en les attaquants enfin à 2 contre 2. Mais je n'ai réussi qu'à les repousser sans les éliminer.

Les chevaliers comme prévu éliminent facilement mes blades.
Le premier combat entre blade et chevalier me couta un élément. Je réussi néanmoins à contenir les piques et l'éléphant sur mon aile gauche. 
(Viking = 1 élément de perdu / Gréco-Bactriens = 0)

La bataille se décante et le centre du terrain se vide progressivement.
Les chevaliers de Gérald ont continué de m'éliminer des éléments de blade. Mais j'ai réussi cette fois-ci à éliminer un élément de cavalerie qui me menaçait sur mon flanc droit et un élément d'auxiliaires (ou spears ?) au centre. Mais les deux éléments de chevaliers ont l'avantage de pouvoir terminer en un tour la partie.
(Viking = 2 éléments de perdu / Gréco-Bactriens = 2)

Fin de partie à mon avantage.
Le dernier tour de jeu va décider de l'issue de la partie. Les chevaliers éliminent à nouveau au centre un élément de blade isolé. Mais après une longue hésitation entre m'attaquer à l’éléphant de guerre isolé avec mon chef et m'attaquer aux deux rangs de piques en tentant une prise de flanc, je choisi (sur les conseils de Sandchaser) l'attaque des piques.


Avec un résultat entrainant l'élimination de l’élément de tête des piques, le rang de support est par conséquent éliminé.
(Viking = 3 éléments de perdu / Gréco-Bactrien = 4)


Gros plan sur le dernier combat de la partie et les 2 éléments de piques restants à Gérald.

Les chevaliers Gréco-Bactrien sont terriblement efficaces contre les blades.
Ils m'auront éliminé 3 unités.

Mes pertes face à l'armée d'Hélioclès 1er.
Conclusion :

J'ai passé un très agréable moment de jeu avec Gérald (très fair play comme d'habitude). La partie a été très serrée et la diversité des troupes de Gérald et les différents points de menace m'ont obligé à gérer au mieux les quelques points d'initiative que j'ai lors de mes jets de PIP. 

J'ai enfin pu vérifier l’intérêt du soclage des éléments solides en 15mm de profondeur par rapport au 20mm. Ainsi, lorsque les blades recule d'un 1/2 BW (soit 20mm) les piques poursuivent que de la profondeur de leur socle. Ansi, le combat n'est pas automatique dans le tour suivant ! Gérald a très bien su exploiter cet élément et j'ai donc appris avec cette partie la subtilité de se soclage moins profond. Après esthétiquement je préfère socler en 20mm pour avoir plus de place pour mettre mes figurines (lorsque je soclerais de la piques je me reposerais la question !). Enfin et surtout ce soclage en 20 mm est compatible avec la régle l'Art de la Guerre.

Avec cette 6e victoires des Vikings pour 2 défaites, je commence à avoir fait un peu le tour de cette armée et je sens le moment venu de peindre une nouvelle troupe pour varier mon jeu et élaborer de nouvelles stratégies. 

Alors à suivre...