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La bataille d'Issos (334 av.J.-C) entre Alexandre le Grand et Darius III (mosaïque romaine découverte à Pompéi).

mardi 7 mars 2017

[DBA - PUNICA] Cornus en 215 av. J.-C., une victoire romaine sur le fil.

A l'occasion de mon retour à l'association après une absence de plus d'un mois et demi, je me suis replongé dans la campagne en cours intitulée "PUNICA" pour la règle DBA. Cette campagne est basée un certain nombre de batailles qui se sont déroulées lors de la seconde guerre punique entre Rome et Carthage et que Nicolas GOURMAUD a retracé dans son livret de scénarios "PUNICA".

Les carthaginois prêt à l'attaque !
 
Le général romain à cheval discute du plan d'attaque
avec ces aides de camp.

J'ai donc affronté, avec l'armée romaine de Yann-Gaël, Philippe et les carthaginois sur le scénario de la bataille de Cornus qui a eu lieu en 215 av. J.-C. en Sardaigne près du village de Cagliari. Historiquement, les tribus Sardes de l'ile se sont révoltées contre Rome et une armée carthaginoise fut envoyée pour soutenir la révolte des tribus sardes. Les Romains dépêchèrent eux aussi une armée, commandée par le préteur Titus Manlius Torquatus. L'affrontement qui sent suivi se termina par la victoire totale des Romains qui mirent fin par conséquent à la révolte Sardes et rétablirent leur domination sur la Sardaigne.

La cavalerie légère (LH) carthaginoise, un poison pour les romains.

Mais voyons comment c'est déroulée cette partie de De Bellis Antiquitatis qui aura connu un rebondissement inattendu en fin de partie.

Le déploiement initial : les romains en bas de l'image et Carthage en haut.

Le déploiement initial des deux armées est assez asymétrique. En effet, l’infanterie romaine est déployée en une seule ligne avec sur les deux ailes un élément de cavalerie pour tenter des débordements. Le carthaginois a plus de groupes d'unités séparées et ses éléments de cavalerie et d’éléphant sont positionnés au centre du dispositif et sur l'aile gauche.

 
Le joueur romain joue en premier et se rapproche de l'armée adverses.

Le premier tour voit les deux armées tenter de positionner au mieux les éléments montés à cheval. J'essaye de venir menacer l'aile droite carthaginoise avec ma cavalerie tandis que Philippe avance sa cavalerie légère vers mon général (aile gauche) et rapproche sa cavalerie de la mienne sur son aile droite.
 

Le combat a lieu entre les deux éléments de cavalerie sur mon aile gauche
(à gauche sur la photo).

Le combat de cavalerie qui ne donnera pas de vainqueur.

Au deuxième tour je relance l'attaque de cavalerie à gauche,
et cette fois-ci je perd mes cavaliers.

Philippe en profite pour venir prendre mon flanc gauche avec sa cavalerie.

...et je perds un élément de piétons (psilète) par cette attaque de cavalerie.

Au terme du troisième tour, je perds 2 à 0 face aux carthaginois. J'ai eu très peu de points d’initiative pour me permettre de manœuvrer au mieux contre mon adversaire et je sens  la défaite se profiler !

Me sentant acculer vers la défaite, je tente le tout pour le tout
en envoyant au contact ma ligne de fantassins et mon général à cheval.

Le pari est risqué d'attaquer avec son général seul,
mais à ce moment de la partie, il n'y a plus trop de finesse à avoir !

L'affrontement général ne cause aucune perte de part et d'autre
mais crée des brèches dans le dispositif carthaginois.

Le général Carthaginois me prend à revers...mauvais coup pour moi,
d'autant plus que je n'ai pas réussi à éliminer avec mon général
la cavalerie légère adverse.

La nouvelle prise de flanc de Philippe sur mon aile gauche me cause encore une perte !
Décidément je n'arrive pas à me dégager des griffes de l'armée de Carthage.

A ce moment de la partie, c'est à dire la fin du quatrième tour, je perds 3 à 0 contre Philippe et seul un miracle pourrait me permettre de retourner la situation très très mal engagée pour moi. Je dispose néanmoins en début de cinquième tour de 5 points d'initiative (sur 6 au maximum) et il s'agit d'optimiser mes jets de dés d'attaque pour essayer de causer quelques pertes avant que je ne succombe sous le nombre des guerriers adverses. Il s'agit d'une campagne et toute perte comptera dans le score final !
 

Contre toute attente je réussi à éliminer deux unités adverses
(cavalerie légère à droite et piéton au centre)

La "déesse Fortuna" est donc enfin avec moi et les valeureux romains réussissent à éliminer 2 unités adverses ramenant le score provisoire à 3 contre 2 mais c'est maintenant à Philippe de jouer et logiquement à essayer de terminer la partie en éliminant une quatrième plaquette d'unité romaine... 
 

Carthage dispose de l'initiative et Philippe tente la fameuse prise en "Sandwich".
Normalement je dois "déguster", car si je n'arrive pas à faire plus que Philippe au dés je perds la partie avec l'élimination de ma quatrième unité...suspense !


Contre toute attente les romains se rebiffent et repoussent l'attaque imparable
de dos des carthaginois sur l'aile gauche romaine.

Au centre, les auxiliaires ibériques finissent par se faire enfoncer (sur la route et à coté de l’éléphant) par l’infanterie romaine et ils perdent 2 unités d'un seul coup terminant la partie de ce fait sur une victoire inespérée romaine 3 pertes à 4 pour les carthaginois. Il s'agit bien d'un rebondissement ultime et imprévisible qui nous surprend totalement Philippe et moi !


Conclusion :

Il s'agit d'une partie qui s'est terminée sur un renversement de situation ! Je me voyais perdre tout au long de la partie par manque de points d’initiative et surtout par une manœuvre de contournement de mon aile gauche rondement menée par Philippe. Mais c'était sans compter sur la bonne fortune des dés romains au moment crucial de la partie, c'est-à-dire lorsque je fus encerclé par l’infanterie adverse sur mon aile gauche ! 

Mon adversaire a aussi bénéficié d'un mauvais jet de dé au moment de déterminer les points d'initiative du dernier tour avec un résultat de 1 il ne pouvait pas optimiser toute ses attaques.

Bref, j'ai passé un excellent moment surtout car j'ai joué contre un adversaire très agréable et la cerise sur le gâteau est que la partie a été tendue et passionnante finalement.

On en redemande :-))
 

L’éléphant Carthaginois impose toujours le respect.
il n'aura jamais été attaqué pendant la partie par les romains.
 
Le général Carthaginois contemple sa défaite
et jure de se venger de ce coup du sort
lors de la prochaine partie.

A suivre ...