WarToGame

WarToGame
La bataille d'Issos (334 av.J.-C) entre Alexandre le Grand et Darius III (mosaïque romaine découverte à Pompéi).
Affichage des articles dont le libellé est à la charge. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est à la charge. Afficher tous les articles

dimanche 5 juillet 2015

[CR] A la charge, la bataille des champs Catalauniques 451 après J.-C.

Il y a quelques temps Benoit et moi-même avions croisé le fer sur le système à la charge de Florent Coupeau avec un affrontement sur la bataille de Maufaucon-en-Argonne 888 (Vae Victis n°100, les Rois Francs). Nous avions décidé de nous retrouver sur ce système à nouveau, ce que nous avons fait en cette fin de mois de juin, en rejouant la bataille des champs Catalauniques (tiré du Vae Victis n°109 Furor Barbarus).


Vae Victis n°109 : Furor Barbarus

Nous avions commencé à nous installer dans un café proche de la Cathédrale d'Orléans après nous être cassé le nez à la bonne pioche. Nous n'avons pu jouer que 2 tours avant la fermeture de l'établissement malheureusement. En fait juste le temps d'apprécier nos trés bonnes et trés fraiches bières .... Nous avons décidé de recommencer cette partie dans un établissement qui nous accueillerait pour jouer.

Donc, nous voilà dans une autre brasserie du centre d'Orléans à redéployer nos unités et lancer une nouvelle partie qui cette fois-ci ira à son terme. En voici le compte rendu rapide et imagé. 


La mise en place des forces (en bas Atilla et en haut Aetius)

La mise en place des unités laisse aux deux camps la possibilité de disposer les différents types unités (infanterie, cavalerie, archers et archers montés) au choix sur les hexagones désignés par le scénario (idem pour les chefs).

Nous avons joué sans les options proposées dans le scénario, c'est-à-dire : rôle des commandants et l'impétuosité. Et nous avons oublié de jouer la retraite feinte, la défection des Alains et surement de temps en temps que seules les unités autorisées à charger le peuvaient !!!!

Les conditions de victoires sont simples : eliminer 30 PF de l'armée romaine pour le Hun et 29 de l'armée Hunnique pour le romain (victoire majeure) et sinon au bout de 12 tours une victoire mineure pour celui qui a le moins de perte.

Pour ma part, jouant Atilla, j'ai décidé de placer mes "montés" plutôt au centre de mon dispositif et de ne pas en mobiliser pour chercher les unités d'Aetius situé sur mon aile droite dans les collines (choix qui finalement s’avérera payant à long terme).


Attaque générale d'Atilla au centre

Lors du premier tour, Atilla ayant gagné l'initiative (avec un trés beau 6 contre 3 au dès), je décide de lancer mon centre contre celui de mon adversaire qui refusera le combat dans un premier temps en ne lançant pas de charge contre mes archers montés (qui ne peuvent charger, donc pas de +2 PF, mais qui n'ont pas de malus au combat rapproché).


Les unités d'Atilla et d'Aetius sont au contact au centre.

Lors du premier tour, Benoit va tenter d'enfoncer avec ses unités commandées par Sangiban, mon aile avec à sa tête le chef Valamir (c'est à dire,  mes unités situées sur le ruisseau en bas à gauche). Il concentre également ses romains dirigés par Aetius au centre pour créer un point de fixation et contrer l'attaque d'Attila. Dans les colines,  mes unités du chef Ardaric se rapprochent à la vitesse d'un escargot (les bois et colines demandent 2 points de mouvement par hex pour avancer).


L'aile droite d'Aetius fait mouvement vers mon aile gauche !

Le premier tour se termine par la perte d'unités au centre pour Benoît, une attaque ratée sur son flanc droit et un statu quo sur l'aile droite de l'armée d'Attila. 

Le deuxième tour devrait entraîner une réaction vigoureuse des unités d'Aetius au centre pour envelopper et défaire les unités d'Attila bien avancées dans le dispositif romain. 


Attaque sur mon aile gauche.

Benoît lors du deuxième tour concentre ses attaques contre Attila encerclé et sans soutien et logiquement celui-ci est éliminé causant un debut de panique dans les rangs hunniques. Heureusement pour moi mon aile gauche fait mieux que résister car elle cause des pertes aux unités du chef Sagiban. Ce dernier est même éliminé vengeant un peu la perte d'Atilla.


L'aile droite et le centre d'Aetius est enfoncé.

L'avance en unités perdus pour les huns est conservée à lissue du 2e tour malgré la perte d'Attila. Les huns ont une occasion d'obtenir la victoire à condition de prendre le dessus sur les unités d'Aetius qui sont toujours à plein potentiel de combat dans l'ensemble. 

Le 3e tour commence par une attaque générale de mon aile gauche commandée par Valamir contre les unités restantes de Sangiban. Cette attaque reussie causant des éliminations à Benoît/Aetius. Mon aile gauche avance et repousse vers la droite l'armée d'Aetius. 

Au centre Aetius attaquent avec succès les unités d'Atilla causant plusieures éliminations. Une attaque vigoureuse et ne devant normalement pas rater d'Aetius contre deux unités de Valamir, conduisent à un très étonnant et surtout très chanceux raté d'Aetius ! Ouf sa chance est passée et le sort de la bataille semble se sceller à la fin du 3e tour. 


Mon aile gauche commence à tourner vers la droite !

Le 4e tour voit enfin les unités d'Ardaric attaquer dans les colines celles de Théodoric qui faute de soutien est eliminé. La victoire se rapproche pour les huns.

Au centre Aetius tente une dernière attaque contre les unités désormais reunies d'Attila et de Valamir. Elle va échouer faute de rapports de force favorables. 


Les derniers assauts malheureux d'Aetius.

A la fin du 4e tour il est procédé au décompte des points de force perdus de chaque côté afin de verifier si les seuils de moral d'armée sont atteints.

Aetius/Benoit compte 30 points de force perdus et Atilla/Stéphane 19, ce dernier obtient une victoire majeure.


Fin de partie pour Aetius

Ci-après,  les pertes d'Atilla :


Les pertes de Welnin / Atilla : 19 PF

Les pertes d'Aetius :


Les pertes de Benoit / Aetius : 30 PF

Conclusion : 

Nous avons passé une excellente soirée "wargame" sur la bataille des champs Catalauniques que nous avons joué dans une brasserie orléannaise. La très forte chaleur estivale a certes ralenti nos neurones mais pas suffisamment pour nous décourager de jouer cette bataille. Ce fut un très agréable duel que nous nous sommes livré Benoit et moi-même sur une bataille historique qui a marqué la fin de l'avancée des Huns en occident.

La partie a été pleine de rebondissements et les jets de dés très capricieux ont souvent mis a mal nos stratégies les mieux établies.
Mais au final, cela nous a donné envie d'y revenir avec Benoit sur une autre bataille du système à la charge :  la bataille de Lyndanise en 1219 (vae victis n°118) qui opposa les Danois et les Estoniens à Lyndanise (aujourd'hui Taline en Estonie). 

En fait, à peine cette partie terminé, sur le chemin du retour nous avons disserté sur le Dannebrog (drapeau danois tombé du ciel) et son influence dans la bataille très particulière de Lyndanise... Bref, on en redemande !

vendredi 1 mai 2015

[CR] A la charge, la bataille de Lyndanise 1219

J'apprécie particulièrement le système "A la charge" de Florent Coupeau aussi après avoir joué un scénario des rois francs  (Vae Victis n°100 : La bataille Montfaucon-en-Argonne) avec Benoit, j'ai eu envie de rejouer en solitaire la bataille de Lyndanise en 1219 qui opposa les Danois et les Estoniens à Lyndanise (aujourd'hui Taline en Estonie).

Cette confrontation se caractérise par le fait que les unités danoises sont au campement (cf. les cercles rouges sur la photo ci-dessous) et donc sur leur face désorganisée au début de la bataille. Les unités estoniennes ayant débarquées vont essayer de prendre par surprise les Danois pour les anéantir. Les seuils d'armée sont de 20 pour les Danois et de 16 pour les Estoniens.


Le positionnement des unités au départ de la bataille.
Les danois (cercles rouges) sont entourés d'estoniens (cercles bleus).

Tour 1 : 

Le bilan de la phase estonienne : 4 attaques sur 6 réussies et 4 pions éliminés pour 6 points de force (PF) perdus. Il s'agit de résultats très encourageant pour les Estoniens qui ont bien profité de l'initiative et du fait que les Danois étaient au campement en train de se reposer !  Ci-dessous les positions après l'attaque initiale Estonienne.


Les résultats des combats à la fin de la phase de jeu des estoniens.
La phase danoise :
Tout d'abord, j'effectue un test de réorganisation afin de savoir si des unités peuvent être retournées sur leur face "pleine puissance". Le résultat est décevant, 2 unités (cav. All S. et piéton All. L.) sont retournés sur 6 possibles (33% de réussite). Puis les Danois passent à l'offensive en chargeant lorsque cela est possible (bonus de +2 en PF) en se rapprochant des unités estoniennes les plus faibles. Ci-dessous l'état des mouvements danois et des résultats des combats.

Le détail des mouvements danois.
A noter 2 charges de cavaleries danoises à +2 points de force.
Bilan du 1er tour : 1 unité estonienne éliminée contre 4 danoises ! Au sud les Estoniens sont plutôt en force (mais PF = 7/7) à la différence du nord (PF = 5/3 pour les Danois). C'est un bon début pour les Estoniens à condition que les unités danoises non réorganisées le restent et qu'il ne reste pas un chef danois dans les deux pions "leurre" non retournés !


Tour 2

Ci-dessous les mouvement estoniens ont eu lieu, les combats vont s'engager.
Les combats entre Danois et Estoniens.


Bilan de la phase pour les Estoniens :
- 5 éliminations supplémentaires,
- 5 unités estoniennes entourent l'unité de cavalerie All. S en 908,
- le camp du Prince Eugène est solidement détenu par les estoniens (en 505),
- le camp de l’évêque de Lünd est investi par une unité estonienne mais il reste deux unités danoises,
- le camp Valdemaa, les danois sont en supériorité.


Phase Danoise :
- Test de réorganisation des unités non encore retournées : normalement réorganisation sur un D6 = 3,4 et 5. Hors, les unités à tester sont toutes au contact d'unités estoniennes, elles sont donc automatiquement retournées,
- PF perdu par les Danois = 18, le Dannebrog tombe du ciel sur la cavalerie danoise.
- 3 combats s'engagent contre les estoniens leur entrainant 2 pas de perte et un recul.
Le mouvement des unités danoises et les combats en préparation.
A noter que le drapeau Danois (le Dannebrog) est tombé du ciel et
va permettre d'ajouter un point de force aux unités adjacentes.
Bilan du 2e tour : l'arrivée du Dannebrog (futur drapeau du Danemark) permet d'inverser la tendance et aux danois de reprendre espoir ! Cependant le nombre d'unités danoises perdues est de 9 contre 2 pour les estoniens.


Le détail des pertes danoises : 18 points de force,
Mais un seul cavalier !

Tour 3 :

Les estoniens reprennent les combats contre les danois en divers points de la carte.

Le bilan est édifiant : un gros raté des attaques estoniennes (deux 6 aux dés ont été tirés entrainant 2 pertes estonienne) ! Ci-dessous la situation avant les combats.
 
Les 3 attaques estoniennes : Ratées

Les Danois attaquent les estoniens en profitant des éléments de cavaleries chargeant et du Dannebrog qui bonifie les attaquent et les tests de moral. Le bilan  : 2 éliminations d'unités estoniennes et un recul. Ci-dessous les combats danois.
 
Les attaques Danoises

Bilan à la fin du 3e tour : 
Le rapport des pertes est en faveur des estoniens : 18 PF perdus pour les danois contre 7 aux estoniens. On observe 2 fronts : autour du camp de Valdemar II (Danois : 13 PF / 14 estoniens) et au niveau des camps des Prince Rügen et de l'Eveque de Lünd (11 PF Danois contre 3 PF estoniens).


Tour 4 : 


Les estoniens attaquent en deux points les danois pour deux ratés !
Les danois lancent 4 attaquent et obtiennent 1 élimination et 2 pertes estoniennes.
Ci-dessous les combats des unités danoises.

Attaques danois au 4e tour.


Le bilan du 4e tour : les danois sont dans de meilleurs positions et ont infligé des pertes aux estoniens sans en subir en retour.

Tour 5 : 

Ci-dessous les positions au départ du 5e et dernier tour.



Les estoniens lancent 2 attaques et infligent un pas de perte aux danois.
Les danois ont pour objectif de causer un maximum de pertes (7 PF au minimum) pour obtenir un match nul. Ils attaquent les unités esseulées estoniennes en 5 points et obtiennent 2 éliminations et 1 pas de perte pour les unités estoniennes. Ci-dessous les positions finales à la fin du jeu.

Les positions finales à la fin du 5e tour.


Vérification des conditions de victoire :
Les pertes danoises s’élèvent à 18 PF sur un seuil d'armée de 20.
Les pertes estoniennes sont de 14 PF sur un seuil d'armée de 16.
Il n'y a pas de victoire majeure pour l'un ou l'autre camp alors on vérifie les conditions de victoire du scénario qui donne une victoire mineure danoise.

Gros plan sur les unités danoises du camp de Valdémar II.


Conclusion :

La partie a été pleine de rebondissements. Les attaquent estoniennes des deux premiers tours ont été dévastatrices (en profitant de la désorganisations des unités danoises). Mais l'arrivée du Dannebrog et la révelation du pion "leurre" Valdemar II (bonus +1 et +1 PF) a renversé la tendance et enrayé les éliminations d'unités danoises. Il a manqué une élimination supplémentaire d'une unité estonienne pour que les danois obtiennent une victoire majeure à la fin du 5e tour. Le suspence a été présent jusqu'à la fin de la partie et jusqu'au dernier jet de dé.

Le scénario est très équilibré finalement et très plaisant à jouer. Le résultat de la partie est conforme au déroulement historique : les danois ont résisté aux estoniens, le dannebrog est tombé du ciel. Mais les danois sont en situation précaire, ils dominent le champ de bataille mais ont subi de lourdes pertes... Pourront-ils tenir plus longtemps ? Cela est une autre histoire.